Services consulaires partiellement suspendus : la décision de la Belgique qui crispe Israël
En refusant de maintenir ses services consulaires pour les Belges résidant dans les implantations, Bruxelles provoque la colère de Jérusalem
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La Belgique a décidé de ne plus fournir de services consulaires à ses ressortissants installés dans les implantations israéliennes, une mesure qui pourrait toucher plusieurs milliers de binationaux. L’information, révélée par Ynet, fait suite à une série de décisions adoptées par Bruxelles en septembre 2025 dans le cadre de sa reconnaissance conditionnelle d’un État palestinien. Même si cette reconnaissance restait suspendue à l’exclusion du Hamas d’un futur gouvernement palestinien, une condition qui n’a jamais été remplie, le gouvernement belge a néanmoins commencé à appliquer certaines sanctions liées à cette politique.
Depuis plusieurs semaines, les citoyens concernés reçoivent des courriels officiels leur annonçant que leur adresse n’est plus reconnue par la Belgique, au motif qu’elle se situe dans une zone considérée comme illégale au regard du droit international. Le consulat les informe de leur radiation du registre consulaire, une décision automatique qui inclut également tous les membres de leur foyer. Les personnes concernées ont toutefois la possibilité de contester cette mesure dans un délai de 60 jours ou de retrouver l’accès aux services consulaires en déclarant une adresse située dans un lieu reconnu par la communauté internationale.
Les informations disponibles ne permettent pas de chiffrer le nombre de personnes concernées par cette nouvelle mesure administrative, qui n’existe pas pour d’autres territoires disputés.
Dans les lettres envoyées, le consulat belge à Jérusalem explique que l’installation dans une « colonie non reconnue par le droit international » empêche toute inscription au registre de la population consulaire. Cette politique a suscité de vives réactions en Israël.
Le ministère des Affaires étrangères a en effet affirmé a Ynet avoir été contacté par plusieurs ressortissants belges affectés et condamne fermement la décision de Bruxelles. Il estime qu’elle constitue une discrimination fondée sur le lieu de résidence et dénonce un comportement « scandaleux et hypocrite ». Les autorités israéliennes disent avoir transmis leur protestation officielle aux responsables belges et envisagent d’éventuelles réponses sur le plan bilatéral.
Cette affaire provoque également des inquiétudes chez certains militants. Alex Tenzer, figure de la société civile israélienne dont l’épouse et les enfants sont belges, appelle le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar à intervenir. À Ynet, il assure craindre que la mesure belge ne fasse école et alerte sur un possible « effet domino ». Selon lui, si Israël ne réagit pas, d’autres États pourraient décider à leur tour de refuser des services consulaires à leurs citoyens établis dans les colonies. Il estime que l’État hébreu doit intervenir pour défendre ses ressortissants et lutter contre des décisions qu’il qualifie d’injustes.
????Nouveau scandale en Belgique ???? Plus aucune limite à l'antisémitisme crasse de @prevotmaxime
Dernière décision : des enfants belges, mineurs, privés de services consulaires car ils sont considérés comme des "colons illégaux".
Je ne savais pas que la diplomatie permettait… pic.twitter.com/kcI07rrHER
— Bob ???????????????? (@Bob_Hasbara) January 6, 2026
Dans ce contexte déjà tendu, les relations entre Israël et la Belgique ont été compliquées davantage en décembre par un autre dossier. La Cour internationale de justice (CIJ) a annoncé que Bruxelles avait déposé une déclaration d’intervention de 18 pages dans la procédure intentée par l’Afrique du Sud, qui accuse Israël de commettre un « génocide » dans la bande de Gaza. Cette intervention ne signifie pas que la Belgique se soit jointe formellement au dossier, mais qu’elle souhaite présenter sa lecture des dispositions de la Convention sur le génocide applicables à cette affaire. Selon François Dubuisson, professeur de droit international à l’ULB cité par Le Soir, il s’agit d’une démarche technique visant à apporter une position juridique générale : « La position défendue va plutôt dans le bon sens, sans se prononcer sur l’existence ou non d’un génocide à Gaza, ce qui n’est pas l’objet d’une intervention. »
Plusieurs États ont déjà fait connaître leur position devant la CIJ dans cette affaire, parmi lesquels le Brésil, l’Irlande, la Bolivie, la Colombie, la Libye, l’Espagne ou encore le Mexique.
la Communauté du Times of Israël !







