Rechercher

Services consulaires partiellement suspendus : la décision de la Belgique qui crispe Israël

En refusant de maintenir ses services consulaires pour les Belges résidant dans les implantations, Bruxelles provoque la colère de Jérusalem

La police surveille la zone E1 entre Jérusalem et Maale Adumim en Cisjordanie, le 14 août 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La police surveille la zone E1 entre Jérusalem et Maale Adumim en Cisjordanie, le 14 août 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La Belgique a décidé de ne plus fournir de services consulaires à ses ressortissants installés dans les implantations israéliennes, une mesure qui pourrait toucher plusieurs milliers de binationaux. L’information, révélée par Ynet, fait suite à une série de décisions adoptées par Bruxelles en septembre 2025 dans le cadre de sa reconnaissance conditionnelle d’un État palestinien. Même si cette reconnaissance restait suspendue à l’exclusion du Hamas d’un futur gouvernement palestinien, une condition qui n’a jamais été remplie, le gouvernement belge a néanmoins commencé à appliquer certaines sanctions liées à cette politique.

Depuis plusieurs semaines, les citoyens concernés reçoivent des courriels officiels leur annonçant que leur adresse n’est plus reconnue par la Belgique, au motif qu’elle se situe dans une zone considérée comme illégale au regard du droit international. Le consulat les informe de leur radiation du registre consulaire, une décision automatique qui inclut également tous les membres de leur foyer. Les personnes concernées ont toutefois la possibilité de contester cette mesure dans un délai de 60 jours ou de retrouver l’accès aux services consulaires en déclarant une adresse située dans un lieu reconnu par la communauté internationale.

Les informations disponibles ne permettent pas de chiffrer le nombre de personnes concernées par cette nouvelle mesure administrative, qui n’existe pas pour d’autres territoires disputés.

Dans les lettres envoyées, le consulat belge à Jérusalem explique que l’installation dans une « colonie non reconnue par le droit international » empêche toute inscription au registre de la population consulaire. Cette politique a suscité de vives réactions en Israël.

Le ministère des Affaires étrangères a en effet affirmé a Ynet avoir été contacté par plusieurs ressortissants belges affectés et condamne fermement la décision de Bruxelles. Il estime qu’elle constitue une discrimination fondée sur le lieu de résidence et dénonce un comportement « scandaleux et hypocrite ». Les autorités israéliennes disent avoir transmis leur protestation officielle aux responsables belges et envisagent d’éventuelles réponses sur le plan bilatéral.

Cette affaire provoque également des inquiétudes chez certains militants. Alex Tenzer, figure de la société civile israélienne dont l’épouse et les enfants sont belges, appelle le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar à intervenir. À Ynet, il assure craindre que la mesure belge ne fasse école et alerte sur un possible « effet domino ». Selon lui, si Israël ne réagit pas, d’autres États pourraient décider à leur tour de refuser des services consulaires à leurs citoyens établis dans les colonies. Il estime que l’État hébreu doit intervenir pour défendre ses ressortissants et lutter contre des décisions qu’il qualifie d’injustes.

Dans ce contexte déjà tendu, les relations entre Israël et la Belgique ont été compliquées davantage en décembre par un autre dossier. La Cour internationale de justice (CIJ) a annoncé que Bruxelles avait déposé une déclaration d’intervention de 18 pages dans la procédure intentée par l’Afrique du Sud, qui accuse Israël de commettre un « génocide » dans la bande de Gaza. Cette intervention ne signifie pas que la Belgique se soit jointe formellement au dossier, mais qu’elle souhaite présenter sa lecture des dispositions de la Convention sur le génocide applicables à cette affaire. Selon François Dubuisson, professeur de droit international à l’ULB cité par Le Soir, il s’agit d’une démarche technique visant à apporter une position juridique générale : « La position défendue va plutôt dans le bon sens, sans se prononcer sur l’existence ou non d’un génocide à Gaza, ce qui n’est pas l’objet d’une intervention. »

Plusieurs États ont déjà fait connaître leur position devant la CIJ dans cette affaire, parmi lesquels le Brésil, l’Irlande, la Bolivie, la Colombie, la Libye, l’Espagne ou encore le Mexique.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.