Sous la contrainte juridique, Netanyahu accepte de nommer un ministre de l’Intérieur
La procureure générale a indiqué que le Premier ministre a accepté de nommer le successeur de Moshe Arbel avant les élections du 27 octobre
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Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Sous la pression juridique de la Haute Cour de justice, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accepté, lundi, de nommer un nouveau ministre de l’Intérieur, après une période de vacance de douze mois.
En décembre, l’ONG Mouvement pour un gouvernement de qualité (MGQ) avait déposé un recours auprès de la Cour, lui demandant d’ordonner à Netanyahu de nommer un nouveau ministre de l’Intérieur permanent, après la démission de l’ancien ministre Moshe Arbel en juillet 2025, lorsque le parti Shas avait quitté le gouvernement à la suite d’un différend concernant l’enrôlement des ultra-orthodoxes dans l’armée israélienne.
Le recours demandait également à la Cour d’annuler les résolutions gouvernementales transférant certains pouvoirs du ministre de l’Intérieur à Netanyahu, qui ne peut exercer les fonctions de ministre en raison du procès pour corruption dont il fait actuellement l’objet.
Répondant au tribunal au nom de l’État et de Netanyahu, la procureure générale, Gali Baharav-Miara, a indiqué que le Premier ministre avait accepté de nommer un nouveau ministre de l’Intérieur « pendant la période électorale [actuelle] », sans toutefois préciser de date avant les élections législatives prévues le 27 octobre.
Selon la procureure générale, l’absence de nomination d’un ministre de l’Intérieur et le transfert de ses compétences au Premier ministre créent des difficultés juridiques concrètes qui s’aggravent avec le temps.
Ces difficultés concernent les compétences transférées à Netanyahu en matière d’élections, de vote des militaires, d’immigration et de citoyenneté, d’entrée en Israël, de nominations à des postes de haut niveau, d’administration locale, de fiscalité municipale, d’urbanisme et de construction, ainsi que d’éducation.
Après la démission d’Arbel, le ministre de la Justice, Yariv Levin, a exercé en parallèle les fonctions de ministre de l’Intérieur par intérim, mais ce mandat temporaire a pris fin en octobre 2025.
« L’État reconnaît aujourd’hui clairement que l’absence d’un ministre de l’Intérieur permanent crée de réelles difficultés juridiques et pratiques, et porte atteinte à toute une série de pouvoirs essentiels », a déclaré Tomer Naor, directeur adjoint du MGQ.
« Un ministère clé du gouvernement ne peut pas être géré [sur une longue période] au moyen de solutions temporaires et de transferts de pouvoirs ponctuels », a poursuivi Naor, ajoutant qu’une « simple déclaration d’intention ne suffit pas » et que l’organisation continuerait à suivre la situation afin de s’assurer qu’un ministre soit bel et bien nommé.
Lundi, les médias israéliens ont rapporté qu’Ofir Katz, député du Likud, était pressenti pour ce poste.
Selon la Treizième chaîne, Katz figure parmi les principaux candidats, mais une décision finale ne sera prise qu’après les primaires du Likud, actuellement prévues le 17 août, après un report dû à des querelles internes au sein du parti.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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