Starmer: Le Royaume-Uni va organiser un sommet international sur la réouverture du détroit d’Ormuz
L'Iran a pratiquement fermé cette voie navigable vitale depuis les frappes américano-israéliennes qui ont déclenché la guerre le 28 février, provoquant une flambée des prix mondiaux du pétrole et du gaz
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Le Royaume-Uni organisera cette semaine une réunion qui rassemblera environ 35 pays avec pour objectif de discuter de la manière de rouvrir le détroit stratégique d’Ormuz, qui est actuellement paralysé par la guerre au Moyen-Orient, a annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer.
La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, présidera les discussions, a confié Starmer aux journalistes lors d’une conférence de presse qui a eu lieu mercredi à Downing Street. La date des discussions n’a pas été précisée.
La réunion permettra « d’évaluer toutes les mesures diplomatiques et politiques viables que nous sommes en mesure de prendre pour rétablir la liberté de navigation, pour garantir la sécurité des navires et des marins bloqués et pour relancer le transport des marchandises essentielles », a ajouté Starmer.
« À l’issue de cette réunion, nous convoquerons également nos responsables de la planification militaire afin d’examiner comment nous pouvons mobiliser nos capacités et rendre le détroit accessible et sûr une fois que les combats seront terminés », a-t-il continué.
Les discussions vont inclure les pays qui ont récemment signé une déclaration indiquant qu’ils étaient prêts « à contribuer aux efforts appropriés qui viseront à assurer un passage sûr à travers le détroit d’Ormuz », a dit Starmer.
La Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et les Pays-Bas font partie des signataires.
« Je dois être franc à ce sujet. Cette (réouverture) ne sera pas facile », a indiqué le chef du gouvernement britannique.
Par ailleurs, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a, elle aussi, annoncé que son pays avait accepté de coordonner étroitement ses efforts avec la France, avec pour objectif d’exercer des pressions en faveur de la fin de la guerre en Iran et de la réouverture d’Ormuz.
« Étant donné que la situation internationale est si difficile, je pense qu’il est très important que les dirigeants du Japon et de la France approfondissent leurs liens personnels et qu’ils renforcent encore davantage notre coopération », a dit Takaichi après s’être entretenue, à Tokyo, avec le président français Emmanuel Macron sur les relations en matière de sécurité et sur la coopération industrielle.
Macron a également déclaré partager le positionnement de Takaichi s’agissant de la nécessité de rétablir la liberté de navigation dans le détroit.
Le Japon, qui importe habituellement environ 90 % de son pétrole du Moyen-Orient, a commencé à puiser dans ses réserves pétrolières pour amortir le choc économique causé par la fermeture du détroit. Tokyo a indiqué qu’il pourrait envisager d’envoyer des dragueurs de mines.
L’Iran a pratiquement fermé ce détroit vital depuis les frappes américano-israéliennes qui ont déclenché la guerre le 28 février, provoquant une flambée des prix mondiaux du pétrole et du gaz. Un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial transite par ce détroit en temps de paix.
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