BRUXELLES, Belgique — Les pays de l’Union européenne ont pris aujourd’hui des mesures pour imposer des sanctions à l’encontre de responsables iraniens et d’autres personnes impliquées dans le blocage du détroit d’Ormuz, a déclaré l’UE.
Téhéran a effectivement fermé cette voie maritime, essentielle au transport mondial de gaz et de pétrole, en représailles aux frappes américano-israéliennes de février dernier.
Jugeant ce blocus « contraire au droit international », les gouvernements de l’UE ont pris une mesure technique visant à étendre la portée de leur régime de sanctions à l’encontre de l’Iran, permettant ainsi de cibler davantage de personnes.
« L’UE va pouvoir prendre de nouvelles mesures restrictives en réponse aux actions de l’Iran qui portent atteinte à la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz », a déclaré le Conseil européen, l’instance représentative des Etats-membres de l’UE.
Les sanctions de Bruxelles à l’encontre de l’Iran visaient jusque là son soutien militaire à la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine et aux groupes armés au Moyen-Orient.
L’Union européenne a également imposé des sanctions en raison de violations des droits humains en Iran.
A ce stade, l’UE n’a pas désigné de personnes ou d’entités visées par ces nouvelles sanctions, consistant en des interdictions de voyager et des gels d’avoirs.
Il sera également interdit aux ressortissants et entreprises de l’UE de mettre des fonds, des actifs financiers ou d’autres ressources économiques à la disposition des personnes ou entités visées.
La guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole, ont des répercussions sur l’ensemble de l’économie mondiale, avec à la clef une flambée des prix de l’énergie.