Synagogue incendiée à Montréal : l’auteur dit avoir agi pour l’argent et non par antisémitisme
Le jeune homme de 20 ans a expliqué devant la justice avoir accepté un « contrat » rémunéré pour financer sa dépendance aux drogues
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Selon Radio-Canada, l’homme reconnu coupable de l’incendie criminel qui avait visé la synagogue Beth Tikvah, dans la région de Montréal en décembre 2024, affirme avoir agi pour des raisons financières et non par haine des Juifs.
Lors d’une audience consacrée à la détermination de sa peine, Mohamed Ilyess Akodad, aujourd’hui âgé de 20 ans, a expliqué avoir accepté un « contrat » de 15 000 dollars canadiens pour incendier la synagogue ainsi que le centre communautaire du Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA).
Selon son témoignage, il aurait été approché lors d’une soirée par une connaissance qui lui aurait proposé cette mission. Un interlocuteur inconnu lui aurait ensuite promis de fournir le matériel nécessaire ainsi qu’un chauffeur. Le jeune homme affirme qu’il souffrait alors d’une forte dépendance au cannabis et à la codéine et qu’il cherchait de l’argent pour s’en procurer.
Devant le tribunal, il a assuré ne pas avoir eu connaissance du caractère juif des lieux visés, malgré la présence d’étoiles de David et d’inscriptions en hébreu sur les bâtiments ciblés.
Déjà connu de la justice pour des vols à l’étalage et des vols de véhicules, Mohamed Ilyess Akodad a toutefois soutenu qu’il n’avait jamais participé à un incendie criminel auparavant. Il a notamment expliqué : « J’ai paniqué, je ne voulais pas mettre le feu. Je n’ai jamais fait ce genre de choses, je ne suis pas capable de faire ce genre de choses. » Selon son récit, il aurait refusé de poursuivre l’opération et n’aurait finalement reçu qu’environ
3 000 dollars.
Arrêté en avril 2025, il a plaidé coupable en janvier 2026 à une accusation de méfait par incendie criminel.
Lors de l’audience, plusieurs membres de la communauté juive ont décrit les conséquences de l’incendie. L’un d’eux a notamment expliqué qu’après cette attaque, la deuxième contre cette synagogue depuis le 7-Octobre 2023, « le niveau de peur a monté exponentiellement ». Il a par ailleurs demandé qu’une peine « exemplaire » soit infligée. « Le système judiciaire est le dernier bastion d’espoir pour la communauté », a-t-il conclu.
La juge doit désormais se prononcer sur sa peine.
la Communauté du Times of Israël !







