Tensions Iran-Israël : Les compagnies aériennes décident de survoler l’Afghanistan
Face à l'aggravation des tensions, certaines compagnies ont choisi de survoler ce pays contrôlé par les talibans
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Ces derniers mois, Singapore Airlines, British Airways, ICAG. L et Lufthansa LHAG.DE ont augmenté leur nombre de survols de l’Afghanistan, après des années de contournement, estimant que c’était plus sûr que de survoler l’Iran et Israël en période de haut risque d’escalade régionale.
Il y a de cela trois ans, lorsque les talibans ont repris le pouvoir et que les services de contrôle du trafic aérien ont cessé, ces mêmes compagnies avaient presque toutes cessé de survoler l’Afghanistan, dont le territoire se trouve sur les principaux itinéraires entre l’Asie et l’Europe.
Ces services n’ont pas encore repris, mais les compagnies aériennes estiment aujourd’hui que le ciel entre l’Iran et Israël est plus risqué que l’espace aérien afghan.
Selon l’analyse faite par Reuters des données de FlightRadar24, il y a eu sept fois plus de vols au-dessus de l’Afghanistan, au cours de la deuxième semaine d’août, que l’an dernier à la même période.
« Lorsque les conflits évoluent, le choix de l’espace aérien change aussi. Les compagnies aériennes veulent limiter les risques et elles considèrent le survol de l’Afghanistan comme l’option la plus sûre compte tenu des tensions actuelles entre l’Iran et Israël », explique Ian Petchenik, porte-parole de l’organisation de suivi des vols Flightradar24.
Le changement s’est amorcé à la mi-avril lorsque l’Iran a tiré sur Israël plus de 300 roquettes ainsi que des drones et des missiles, dans une attaque directe sans précédent. Les données de suivi des vols de cette période montrent que c’est alors que Lufthansa, Singapore Airlines, British Airways ont, entre autres compagnies, repris les survols de l’Afghanistan. Ils se sont accélérés depuis l’assassinat du commandant en chef du Hezbollah, Fouad Shoukr, et de celui du Hamas, Ismaïl Haniyeh, fin juillet, qui nourrit les inquiétudes sur une possible escalade de grande ampleur.
Certains pilotes sont inquiets.
« On dépend de l’analyse de notre compagnie aérienne. Chaque fois que je vais là-bas, je n’aime pas cette sensation de survoler une zone de conflit dans laquelle on ne sait absolument pas ce qui se passe », explique Otjan de Bruin, pilote professionnel et président de l’European Cockpit Association. « C’est relativement sûr, enfin jusqu’à preuve du contraire. »
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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