Tony Blair étrille la politique du travailliste Keir Starmer
Pour l'ex-Premier ministre britannique, la présidence de Donald Trump devrait être l'occasion d'une "prise de conscience" des Européens
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L’ex-Premier ministre britannique Tony Blair s’est livré mercredi à une critique cinglante du Parti travailliste qu’il a dirigé de 1994 à 2007 et de nouveau en pleine crise, dénonçant notamment son absence de « programme cohérent ».
« Le Parti travailliste joue avec le feu ou, pour être plus précis, avec son avenir et celui du pays », écrit-il dans une tribune, étrillant la politique du gouvernement de l’actuel Premier ministre Keir Starmer sur le droit du travail, l’augmentation du salaire minimum ou ses objectifs de neutralité carbone.
« Imposer des coûts à nos propres entreprises et à nos consommateurs pour accélérer la transition vers la neutralité carbone, alors que le reste du monde ne le fait pas, je ne comprends pas la logique », explique aussi dans un entretien à Times Radio M. Blair, Premier ministre de 1997 à 2007 et artisan du « New Labour » au libéralisme assumé.
Keir Starmer est plus que jamais en sursis à l’approche d’une législative partielle cruciale pour les travaillistes et plusieurs concurrents se positionnent pour lui succéder à la tête du Parti travailliste et du gouvernement.
Pour Tony Blair, « le principal problème du gouvernement n’est pas la personnalité de Keir » Starmer, mais que « nous n’avons pas de programme bien défini et cohérent pour le pays dans un monde en pleine mutation, et que nous ne sommes pas dans une position politique qui nous permette d’en élaborer un et de remporter un second mandat », dit-il dans sa tribune publiée sur le site de son institut, le « Tony Blair Institute for Global Change ».
Alors que l’un des rivaux de Keir Starmer, Wes Streeting, a appelé à un retour dans l’UE, M. Blair estime que « tout comme le Brexit n’était pas la solution aux défis auxquels le Royaume-Uni était confronté en 2016, y revenir n’est pas la solution à la situation bien plus grave dans laquelle se trouve le pays en 2026 ».
Tony Blair, qui a été choisi par le président américain Donald Trump pour siéger dans son « Conseil de paix » pour la bande de Gaza, juge que la présidence Trump devait être l’occasion d’une « prise de conscience » des Européens.
« Le président Trump a demandé une augmentation des dépenses de l’Otan, et non la dissolution de l’Alliance », écrit-il. « En réalité, ce qu’on nous dit, ce n’est pas : ‘Le partenariat est mort’, mais plutôt : ‘Soyez des partenaires plus importants et plus efficaces’. »
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