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Tony Blair met en garde contre « une nouvelle catastrophe » à Gaza

Selon l'ONU, au moins 100.000 personnes ont besoin d'une solution de relogement dans l'enclave palestinienne

Tony Blair, ancien Premier ministre britannique et envoyé du Quartet pour la paix au Moyen Orient, en mars 2010. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)
Tony Blair, ancien Premier ministre britannique et envoyé du Quartet pour la paix au Moyen Orient, en mars 2010. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Tony Blair a mis en garde contre « une nouvelle catastrophe » dans la bande de Gaza « si on la laisse dans son état actuel », dimanche lors d’une visite dans l’enclave palestinienne dévastée.

« Je suis extrêmement inquiet du fait que si l’on laisse Gaza dans son état actuel, on aura une nouvelle éruption de violence et une nouvelle catastrophe, donc nous devons empêcher cela », a dit M. Blair au cours de sa première visite à Gaza depuis la fin de la guerre de l’été dernier.

Le Quartette avait déjà appelé à entamer le plus tôt possible la reconstruction de la bande de Gaza, dévastée par la guerre, pour éviter une reprise des hostilités.

L’ONU oeuvre à accélérer la reconstruction des habitations détruites, des responsables ayant fait état d’une récente accélération après un lent début.

Tony Blair, ancien Premier ministre britannique et envoyé spécial du Quartette (Nations unies, Union européenne, Etats-Unis et Russie), a en outre appelé à repenser aux moyens de parvenir à la paix dans la région, deux décennies après l’accord historique qui devait ouvrir la voie à un accord définitif.

« Vingt ans après (les accords d’) Oslo nous avons besoin d’une nouvelle approche pour la paix », a dit M. Blair. « On peut enfermer des négociateurs dans une pièce éternellement, sans qu’ils ne puissent parvenir à un accord ».

Pour M. Blair, « il faut commencer par amener la paix à Gaza, car si nous pouvons changer la situation à Gaza, politiquement et économiquement, nous pourrons alors faire beaucoup de changements dans l’ensemble des politiques de ce conflit ».

Il a appelé Israël à ouvrir les points de passage vers la bande de Gaza, qui est sous strict blocus, et l’enclave palestinienne à « s’ouvrir et reconnecter avec le monde », soulignant que la réconciliation palestinienne ne serait possible que si elle « est fondée sur la paix », en allusion à un accord entre les factions palestiniennes de Gaza et l’Autorité palestinienne qui peine à se concrétiser.

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