Transavia : La guerre au Moyen-Orient et le prix du brut « impactent beaucoup »
"Ce conflit a déjà un impact négatif sur la volonté des gens de voyager. Si vous augmentez le prix des billets, cela aura un effet négatif [supplémentaire]", selon le PDG de Transavia France
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La guerre au Moyen-Orient « impacte beaucoup » Transavia, la compagnie aérienne low cost du groupe Air France-KLM, qui compte quatre destinations dans la zone touchée, sans compter « la menace » que constitue l’envolée des prix du brut, a indiqué mardi le PDG de Transavia France.
« Ça nous impacte beaucoup. Nous avons quatre destinations dans la zone de conflit : Israël, le Liban, ainsi que deux destinations en Arabie saoudite, Djeddah et Médine », a déclaré Olivier Mazzucchelli lors d’une rencontre avec la presse.
« Mais ces zones ne sont pas les seules touchées », a-t-il ajouté.
Sont également touchées les zones limitrophes de ces pays directement frappés, comme l’Égypte, Chypre ou encore la Turquie, pour lesquelles on observe d’ores et déjà une baisse significative des réservations.
« C’est le risque à chaque fois qu’il y a un conflit : les personnes n’associent alors plus ces destinations aux loisirs, et c’est normal », a relevé le PDG.
« Ça a tout de suite des conséquences sur nos activités et sur nos finances. »
« Sans oublier la menace que constitue l’augmentation des prix du pétrole, dont les prix se sont envolés ces derniers jours », a dit Mazzucchelli.
Lundi, les cours du pétrole ont atteint des niveaux non vus depuis 2022, avec un baril de Brent à 119,50 dollars.
Le Brent est redescendu sous les 100 dollars mardi, après les propos de Donald Trump la veille au soir, qui a assuré que la guerre avec l’Iran allait « se terminer bientôt » et a annoncé qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole.
« Notre budget n’est pas du tout conçu en fonction des cours observés ces derniers jours », a indiqué le patron de Transavia France. Il n’a pas souhaité révéler sur quels prix du brut était basée la politique tarifaire de la compagnie, car il s’agit d’informations confidentielles.
« Mais elle est basée sur un prix bien plus bas que ces deux ou trois derniers jours », a-t-il dit.
Le carburant représente environ 25 % des coûts d’une compagnie aérienne, a-t-il rappelé.
Interrogé sur la mise en place d’une éventuelle surcharge sur les billets d’avion, il a répondu que « la décision [n’était] pas facile » à prendre.
« Ce conflit a déjà un impact négatif sur la volonté des gens de voyager. Si vous augmentez le prix des billets, cela aura un effet négatif [supplémentaire]. »
« On prendra une décision à un moment donné, mais je ne peux pas vous dire quand », a-t-il conclu.
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