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Le pétrole chute après les déclarations de Trump sur une fin prochaine de la guerre

Les pays du G7 envisagent de libérer leurs réserves d'urgence alors que Washington explore la possibilité d'assouplir les sanctions pétrolières contre la Russie afin de freiner la flambée des prix mondiaux

Les prix élevés de l'essence affichés dans une  station-service Chevron, à Los Angeles, le 9 mars 2026. (Crédit : Frédéric J. Brown/AFP)
Les prix élevés de l'essence affichés dans une station-service Chevron, à Los Angeles, le 9 mars 2026. (Crédit : Frédéric J. Brown/AFP)

Les cours de l’oir noir sont en forte baisse mardi après les propos de Donald Trump lundi assurant que la guerre avec l’Iran allait « se terminer bientôt » et annonçant qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole.

En plus de la perspective d’un conflit plus court que prévu, le président américain a déclaré que les Etats-Unis allaient « aussi lever certaines sanctions liées au pétrole pour réduire les prix (…) jusqu’à ce que ça s’arrange », après avoir échangé au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Ce revirement fait lourdement chuter les cours mardi. Vers 10H05 GMT), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, tombait de 7,49% à 91,55 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 7,45% à 87,71 dollars.

Mais les risques sur l’approvisionnement de pétrole en provenance du Golfe n’ont pas changé.

L’Iran a promis mardi que plus aucune goutte d’or noir ne sortirait du Moyen-Orient « jusqu’à nouvel ordre » dans un rejet cinglant des propos de Donald Trump.

Et si la guerre se poursuit, les prix pourraient remonter rapidement. Lundi, ils ont atteint des niveaux plus vus depuis 2022, le baril de Brent montant jusqu’à 119,50 dollars.

Dans la même séance, après les déclarations de Donald Trump, le baril est tombé jusqu’à 83,66 dollars, soit « le plus grand mouvement de prix intrajournalier jamais enregistré » sur le Brent, note un analyste.

La déclaration des pays du G7 Finances qui se sont dits prêts « à prendre toutes les mesures nécessaires y compris en puisant dans les réserves stratégiques de pétrole » pour stabiliser le marché avait aussi contribué à plomber les prix.

Mardi, le G7 Energie doit se réunir à Paris et cela pourrait conduire à une libération d’une partie des stocks stratégiques de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), selon plusieurs analystes.

Le cours du gaz européen baisse également mardi, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s’affichait en baisse de 13,66%, à 48,74 euros le mégawattheure, alors qu’une fin du conflit au Moyen-Orient pourrait notamment permettre au Qatar de reprendre ses exportations et sa production.

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