Trois des quatre partis à majorité arabe annoncent vouloir rétablir la Liste arabe unie
Les partis Hadash, Taal et Balad se disent prêts à "laisser la porte ouverte" au Raam de Mansour Abbas, qui pourrait les rejoindre à un stade ultérieur
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Le parti à majorité arabe Hadash a annoncé que lui-même, Taal et Balad envisagent de former à nouveau une liste commune en vue des prochaines élections. Ils se disent également prêts à « laisser la porte ouverte » au Raam de Mansour Abbas, qui pourrait ainsi les rejoindre à un stade ultérieur.
« Hadash, Taal et Balad ont décidé de reconstruire la Liste commune en vue des prochaines élections », a déclaré le parti dans un communiqué, évoquant la liste arabe unie qui s’était présentée aux élections précédentes. « Aucun accord définitif n’a encore été conclu avec le Raam » malgré « les efforts déployés et la souplesse » dont ont fait preuve les trois partis.
Si Hadash se dit toujours déterminé à former « la liste commune la plus large possible », il estime toutefois ne pas pouvoir rester indéfiniment « dans l’attente et l’incertitude ». Même si Raam devait finalement se lancer seul dans la course, les deux camps chercheront à conclure un accord de partage des voix, afin d’optimiser les votes disponibles et de stimuler la participation.
En janvier, les quatre partis ont signé un accord dans lequel ils s’engageaient à collaborer pour relancer la liste commune en vue des élections de cette année. Mais les négociations sont au point mort depuis des mois, en raison principalement de l’insistance d’Abbas pour que ce bloc soit de nature purement technique. Il souhaite ainsi préserver la capacité du Raam à rejoindre une coalition gouvernementale – une perspective à laquelle s’opposent les autres partis arabes.
Selon Hadash, les trois autres partis ont toutefois fini par accepter cette exigence. Une source proche des négociations a révélé au Times of Israel que le principal obstacle à une liste regroupant les quatre partis était l’exigence du parti Raam d’obtenir des autres formations qu’ils s’engagent à ne pas s’opposer ni à faire tomber un gouvernement que le parti islamiste déciderait de rejoindre.
D’après cette source, cette condition représentait une ligne rouge pour les trois autres partis, qui, « tout comme le Raam, tiennent à leur droit d’agir de manière indépendante » et de voter selon leur propre jugement.
Des représentants du Comité national des chefs de conseils locaux arabes se sont réunis mardi à Sakhnin avec les dirigeants des quatre partis pour tenter de combler les fossés, mais la réunion n’a pas permis de réaliser de progrès, a déclaré une source, accusant Raam de rendre tout progrès « impossible ».
Selon les sondages, une alliance des quatre partis remporterait entre 12 et 15 sièges, alors que les mêmes partis obtiendraient un nombre de sièges inférieur s’ils se présentaient séparément.
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