Trump aurait changé d’avion en Turquie en raison d’une « menace crédible » des proxys iraniens
Le président américain aurait abandonné l’Air Force One offert par le Qatar au début du mois pour un jet plus ancien après que les services de renseignement l’ont averti d'un potentiel danger
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

La décision prise par le président américain Donald Trump, alors qu’il se trouvait en Turquie, au début du mois, de changer d’avion – il était passé du nouvel Air Force One offert par le Qatar à un modèle plus ancien – a été due à des informations qui faisaient état d’une « menace crédible » qui émanait des proxys de l’Iran, qui pouvaient alors chercher à lui porter atteinte, a signalé le New York Times dans la journée de vendredi.
Cette menace, a précisé l’article, n’était pas spécifiquement liée au nouvel avion – mais l’absence de systèmes de défense avancés à bord était susceptible de rendre le voyage plus dangereux.
Le Times avait auparavant été le premier à révéler que ce changement d’avion avait été dû à des préoccupations de sécurité, ce qui avait amené le département de la Justice de l’administration Trump à essayer de citer ses journalistes à comparaître pour les obliger à divulguer leurs sources. Le département avait par la suite renoncé à cette initiative.
Trump a évoqué récemment les efforts qui auraient été, selon lui, livrés par la république islamique pour porter atteinte à sa vie, menaçant de terribles conséquences pour le pays si une tentative d’attentat devait être perpétrée.
Il a fait savoir que son nouvel Air Force One, offert par le Qatar, devait être envoyé en révision pendant un mois pour être « optimisé », suite à des problèmes portant sur les dispositifs de sécurité de l’appareil.
Trump avait commencé son voyage à bord de ce gros-porteur, le 1er juillet, après avoir accepté l’avion en cadeau l’année dernière – date à laquelle des travaux accélérés de rénovation du Boeing 747 en vue de son utilisation présidentielle avaient débuté.
Mais de manière inattendue, Trump avait abandonné l’appareil lors de son vol reliant la Turquie au Royaume-Uni, dans un contexte d’hostilités croissantes avec l’Iran, le 8 juillet. Il s’était rendu à Londres à bord d’un ancien Air Force One : « En souvenir du bon vieux temps », avait-il alors commenté. Il avait ensuite à nouveau embarqué dans le nouvel appareil pour rentrer aux États-Unis.
« Il dispose de nombreuses capacités, mais si j’ai bien compris, dans environ un mois, ils vont l’envoyer pour qu’il soit optimisé au maximum », a indiqué Trump aux journalistes lorsqu’il lui a été demandé pourquoi il continuait à voyager à bord d’un avion ne disposant pas de toutes ses capacités défensives.
« Ils vont donc l’envoyer, et ils le feront mettre à niveau au maximum. Cela prendra environ un mois », a-t-il noté.
Trump, qui s’exprimait après son retour à Washington depuis la finale de la Coupe du monde dans le New Jersey, n’a pas donné de détails sur la manière dont l’avion serait « mis à niveau au maximum ».
L’armée de l’air américaine n’a pas répondu à une demande de commentaire.
Le New York Times avait précédemment rapporté que le nouvel avion semblait ne pas disposer d’un système de défense antimissile capable de contrer les missiles à tête chercheuse thermique.
La famille royale du Qatar avait fait don de cet avion de ligne de luxe l’année dernière après que Donald Trump s’est plaint de l’état des deux appareils vieillissants qui servaient d’avion présidentiel américain depuis 1990.
Le nouvel avion, dont la livrée rouge, blanche, bleu foncé et dorée a été choisie par Donald Trump, a été réaménagé par le sous-traitant de défense L3Harris Technologies.
Il est destiné à servir de remplacement temporaire, Boeing ayant du mal à livrer les avions Air Force One de nouvelle génération, dont la livraison a pris un retard considérable. Boeing s’efforce de livrer deux 747-8 spécialement conçus dans le cadre d’un contrat à prix fixe de 3,9 milliards de dollars qui avait été signé en 2018, qui accuse désormais quatre ans de retard et un dépassement de budget.
La livraison des nouveaux avions est prévue pour la mi-2028.
Les travaux de modernisation de l’avion en provenance du Qatar ont été réalisés si rapidement que certains experts ont fait part de leur inquiétude, estimant que l’appareil n’était peut-être pas aussi sûr que l’Air Force One bleu clair qui l’a précédé. Les détracteurs ont également soulevé toute une série de préoccupations d’ordre éthique, constitutionnel et sécuritaire concernant le don d’un avion d’une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars par une puissance étrangère telle que le Qatar.
la Communauté du Times of Israël !







