Les frappes iraniennes ont endommagé plusieurs appareils militaires américains cette semaine sur la base aérienne de Muwaffaq Salti en Jordanie, a confié un responsable américain à Reuters, contredisant ainsi le président américain Donald Trump, qui avait affirmé jeudi qu’aucun dommage de ce type n’avait été enregistré.
L’armée américaine – la mieux financée au monde – avait déjà subi des dégâts matériels avant les frappes iraniennes de mardi.
Parmi ces dégâts, plus d’une vingtaine de drones ont été détruits, des avions de chasse ont été touchés par les frappes iraniennes et des appareils ont été perdus à la suite d’accidents.
Selon un rapport qui avait été publié par le Service de recherche du Congrès au mois de mai dernier, 42 appareils militaires américains avaient d’ores et déjà été perdus ou endommagés dans le cadre de ce conflit.
Depuis le début de la guerre avec l’Iran en février, 18 militaires américains ont été tués et plus de 800 ont été blessés.
Un responsable américain, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, a indiqué que l’attaque iranienne avait touché un A-10 Thunderbolt II, surnommé « Warthog », lui faisant perdre une aile. Environ huit F-15 ont subi des dégâts légers et ont été remis en service.
La frappe iranienne contre la base américaine en Jordanie est survenue après que les forces américaines ont expliqué avoir détruit cinq pétroliers iraniens qui transportaient du pétrole brut. Les États-Unis ont indiqué que leurs frappes constituaient une riposte après que le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien a pris pour cible un navire de guerre de la marine américaine à deux reprises à l’aide de missiles balistiques.
L’attaque iranienne a contraint les forces américaines à tirer environ 30 missiles intercepteurs Patriot pour contrer les missiles, a noté le responsable américain, alors que les inquiétudes grandissent concernant les stocks de missiles intercepteurs de défense aérienne et autres missiles américains.
Si les chiffres précis concernant les stocks sont secrets, le Center for Strategic and International Studies a estimé qu’environ 65 % des missiles intercepteurs Patriot américains avaient été utilisés entre le mois de février et le mois de juillet : il en resterait moins de 850 en stock, contre 2 330 avant le début de la guerre avec l’Iran.
Signe des ravages causés par les frappes iraniennes contre des cibles militaires américaines, le secrétaire par intérim à la Marine américaine, Hung Cao, a déclaré à Epoch Times que l’Iran avait « réduit Bahreïn en cendres » – faisant référence au quartier général de la Cinquième Flotte de la Marine américaine, basé à la Naval Support Activity Bahrain, que Téhéran a visé.