Trump dit que son « plus gros problème » est que « personne ne sait qui diable dirige » l’Iran
Selon Vance, l’Iran doit réduire ses activités d’enrichissement pour mettre fin à la guerre, mais la manière dont il prend ses décisions n’est "pas tout à fait claire"
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Mardi, le président américain Donald Trump a affirmé que son plus gros problème était que personne ne savait qui dirigeait l’Iran.
« Leur deuxième groupe de dirigeants a disparu, et mon plus gros problème, c’est que personne ne sait qui, diable, dirige le pays », a déclaré Trump.
Le vice-président américain JD Vance a pour sa part déclaré à l’agence de presse Reuters que l’Iran devait procéder à une réduction « significative » de sa capacité d’enrichissement nucléaire pour satisfaire aux exigences des États-Unis et mettre fin à la guerre qui oppose les deux pays depuis sept mois. Il a toutefois précisé que Washington ne savait pas exactement comment Téhéran prenait ses décisions dans le cadre des négociations.
Lors de cet entretien, réalisé lundi à l’issue d’un déplacement de campagne en Alaska, Vance a indiqué que tout accord exigerait de l’Iran qu’il réduise sa capacité d’enrichissement nucléaire plutôt que de se contenter de donner des garanties quant à un futur désarmement nucléaire.
« Si vous ne voulez pas d’armes nucléaires, alors pourquoi avez-vous besoin de combustible enrichi à 60 % ? Et si vous voulez montrer votre engagement à ne pas fabriquer d’armes nucléaires, ne produisez pas de combustible hautement enrichi. C’est une question fondamentale », a-t-il poursuivi.
« Je pense que s’ils veulent montrer leur engagement à ne pas fabriquer d’armes nucléaires, ils prendraient des mesures concrètes concernant leur capacité d’enrichissement. »
Ces dernières semaines, l’Iran et les États-Unis ont échangé des propositions visant à mettre fin au conflit et à rouvrir le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle pour le transport mondial de l’énergie. Trump a rejeté la dernière offre de Téhéran et averti que les opérations militaires pourraient s’intensifier après les élections de mi-mandat.
Vance a indiqué que les États-Unis restaient ouverts à un accord, mais qu’ils exigeraient des concessions concrètes de la part de l’Iran en matière nucléaire.
« Nous n’allons pas échanger des paroles contre des actes », a déclaré Vance.
Pour compliquer encore les choses, Vance a ajouté que Washington ne savait pas exactement qui prenait les décisions à Téhéran, à l’instar de la déclaration de Trump.
« L’une des choses que nous avons remarquées, c’est qu’il n’est pas tout à fait clair comment leur pays prend ses décisions », a expliqué Vance.
Dimanche, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les responsables américains savaient parfaitement qui étaient leurs homologues iraniens et comment fonctionnait le système décisionnel iranien.
Vance n’a pas souhaité préciser s’il menait les pourparlers de paix, bien qu’il soit souvent cité comme le principal négociateur de la Maison Blanche.
« Nous sommes bien sûr impliqués », a-t-il déclaré.
« En fin de compte, c’est le président des États-Unis qui mène la danse. »
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