Trump : L’accord avec l’Iran est mort, de nouvelles frappes prévues ce soir
Le président américain dénonce Téhéran après la reprise des hostilités. Il estime que le cessez-le-feu est mort et envisage de faire sans accord, alors que le conflit s'intensifie
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Mercredi, le président américain Donald Trump a fustigé l’Iran suite à la reprise des hostilités militaires la nuit dernière, affirmant qu’il considérait le protocole d’accord américano-iranien comme « mort » et qualifiant les autorités de Téhéran de « racailles » avant d’ajouter :
« Nous allons les frapper fort ce soir ».
Le président américain a tenu ces propos devant des journalistes en marge du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, suite à des frappes américaines, la nuit passée, en représailles aux attaques lancées par Téhéran contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz.
L’Iran a par la suite répliqué aux frappes américaines en tirant des missiles et des drones contre Bahreïn et le Koweït, alliés des États-Unis dans le Golfe. Le Koweït a déclaré avoir intercepté deux missiles balistiques et 13 drones.
« Pour moi, c’est mort », a déclaré Trump à propos de l’accord de cessez-le-feu.
« Je ne veux plus rien avoir affaire à eux. Ce sont des racailles », a dit le président au sujet des Iraniens. « Ce sont des gens malades. Ils sont dirigés par des gens malades. Et ce sont des gens vicieux et violents. S’ils avaient l’arme nucléaire, ils l’utiliseraient. En ce qui me concerne, c’est terminé. »
Il a poursuivi : « Ils ont un problème. Ils sont fous. En ce qui me concerne, c’est terminé… Tout ce que j’ai fait a été un succès, et je traite avec ces gars-là et je me dis : « Ils viennent d’une autre école ». Ce sont des menteurs, des tricheurs, des gens malades. Franchement, je ne vais pas perdre mon temps avec eux. Je vais laisser nos formidables négociateurs continuer à discuter s’ils le souhaitent, mais je n’y crois plus. Je n’aime pas ces gens. »
Le dirigeant américain a affirmé que les forces américaines avaient frappé l’Iran « très fort la nuit dernière » avant d’ajouter « Nous allons probablement les frapper fort à nouveau ce soir. Je vais donner un petit avertissement. Nous allons [les] frapper fort ce soir, nous allons bien voir comment tout cela va évoluer. »
WATCH: President Trump on the MOU with Iran:
“They are scum… as far as im concerned it’s over” pic.twitter.com/YTsBLSdiZQ
— Open Source Intel (@Osint613) July 8, 2026
Ce n’est pas la première fois que ce fragile cessez-le-feu est attaqué, mais les propos de Trump ajoutent une nouvelle incertitude, comme en a témoigné la hausse des prix du pétrole après sa prise de parole. La reprise du conflit pourrait bien embraser le Moyen-Orient dans son ensemble et bloquer à nouveau dans le détroit les cargaisons de pétrole, cruciales pour l’économie mondiale.
Lors d’une conférence de presse ultérieure, Trump a déclaré qu’il se pourrait qu’il rétablisse le blocus américain des ports iraniens, ce qui serait un nouveau clou dans le cercueil du protocole d’accord : « Ils vont peut-être lever le blocus. Nous pourrions le rétablir… Ce sera un blocus uniquement pour l’Iran. Tous les autres pourront avoir ce qu’ils veulent », a-t-il dit, avant de reconnaître que l’Iran pourrait répliquer en posant des mines dans le détroit d’Ormuz.
Dans le cadre du protocole d’accord, les États-Unis avaient accepté de lever le blocus mis en place sur les ports iraniens pendant la guerre, en réponse à la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran.
Interrogé à nouveau sur ses projets d’attaque de l’Iran mercredi soir, Trump a répondu : « Il n’y a absolument rien qu’ils puissent faire pour l’empêcher. »
Il a répété que les États-Unis faisaient pour l’instant en sorte de s’en prendre aux infrastructures civiles en Iran, mais qu’il pourrait tout aussi bien autoriser leur ciblage. Il a ajouté avoir visé l’île de Kharg, véritable plaque tournante pétrolière de l’Iran, mardi soir, sans toutefois toucher aux infrastructures pétrolières qui s’y trouvent.
Cette affirmation n’a pas encore été vérifiée.
« Peut-être allons-nous prendre le contrôle de l’île de Kharg », s’est-il interrogé à haute voix. « Il pourrait y avoir une attaque massive, qui détruirait beaucoup de choses. »
Faisant un geste en direction de son Secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, Trump lui a demandé de détailler ce qui avait été touché lors de l’attaque américaine de la nuit dernière en Iran. Hegseth a répondu qu’il s’agissait d’embarcations que l’Iran utilisait pour harceler les navires dans le détroit d’Ormuz, de sites souterrains de stockage de missiles et de drones, ainsi que de radars.
Il n’a fait aucune mention de l’île de Kharg.
« Si nécessaire, et sur votre ordre, Monsieur le Président, nous frapperons encore plus et encore plus en profondeur », a ajouté Hegseth.
En dépit des menaces, Trump affirme que les négociations peuvent continuer
Trump a déclaré que les représentants américains pouvaient poursuivre les négociations, non sans faire part de ses doutes quant-à leur résultat. « Ils peuvent discuter, mais je pense qu’ils perdent leur temps », a-t-il dit.
Les négociations en vue d’un accord final devaient reprendre après les jours de deuil national de l’ex-guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au tout début de la guerre. Les funérailles, qui se terminent jeudi, devraient être propices à une baisse des tensions.
Trump a une fois de plus insisté sur le fait que l’accord temporaire conclu avec l’Iran était bien meilleur que l’accord nucléaire de 2015 qui avait été négocié par l’ex-président Barack Obama.
« Notre accord est un mur face à l’arme nucléaire. Son accord était la route ouverte vers l’arme nucléaire », a déclaré Trump, avant de noter qu’il pourrait ne pas s’y tenir du fait des récentes attaques de l’Iran.
« Nous pourrions simplement faire sans accord, parce que… c’est plus facile », a-t-il dit.
Trump affirme être sur la « liste » des cibles de l’Iran
Trump a également condamné Téhéran pour l’attaque des navires, en dépit des assurances données aux États-Unis de ne pas aggraver le conflit pendant les funérailles de Khamenei : « Nous leur avons dit : « Allez faire vos funérailles », et au final, hier, ils en ont profité pour tirer des roquettes sur les navires. Nous les avons donc frappés très fort la nuit dernière, vraiment très fort. »
Il a en outre accusé l’Iran de vouloir l’assassiner, affirmant qu’il figurait sur certaines « listes » en Iran. On ne sait pas exactement à quoi Trump faisait référence, bien que les images de membres du cortège funèbre appelant à sa mort, lors des funérailles de Khamenei, aient appelé l’attention cette semaine.
« Ils veulent éliminer le dirigeant américain – moi. Je suis sur je ne sais quelle liste. J’ai vu ce matin que j’étais sur chacune de leurs listes. Jusque là, je pense que j’ai eu un peu de chance, mais peut-être que cela ne durera pas très longtemps », a-t-il déclaré.
« Ce sont des gens mauvais et malades. Nous devons nous débarrasser de ce cancer. Car c’est un cancer. Vous savez ce qu’on fait en pareil cas ? Retirer le cancer le plus tôt possible. Je crois que c’est ce qu’il faut faire », a conclu le président.
la Communauté du Times of Israël !







