Le président américain Donald Trump a indiqué qu’il faudrait deux à trois semaines pour atteindre ses objectifs s’il décidait de reprendre la guerre contre le régime iranien.
« Nous avons déjà accompli une grande partie de ce que nous aurions à faire, il nous faudrait probablement encore deux semaines, peut-être trois », a-t-il déclaré à l’animateur de radio conservateur Hugh Hewitt.
« Soit nous concluons le bon accord, soit nous gagnons très facilement d’un point de vue militaire », a ajouté Trump.
Il a insisté sur le fait que « ces fous n’auront pas d’arme nucléaire ».
Trump a également déclaré que la saisie des stocks d’uranium hautement enrichi de l’Iran devait faire partie de l’accord.
« Oui, c’est vrai. Ça en fait partie », a-t-il affirmé.
Trump a minimisé l’importance des missiles balistiques iraniens et du financement de ses proxys, deux points centraux de la demande d’Israël dans ce conflit.
« Écoutez, les missiles, c’est mauvais, mais oui, et ils doivent les limiter. Mais l’essentiel, c’est qu’ils ne puissent pas avoir d’arme nucléaire », a-t-il déclaré.
Il a refusé de dire que l’Iran serait empêché de financer ses proxys, se contentant d’affirmer qu’il ne pourrait pas le faire sur le plan économique, compte tenu des dégâts causés à ses infrastructures énergétiques.
Trump a déclaré que les États-Unis laissaient intacte l’armée conventionnelle iranienne – par opposition au Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien.
« Nous ne cherchons pas à décimer l’armée », a-t-il assuré.
« Nous avons délibérément évité de trop les attaquer, car nous pensons qu’ils sont en réalité beaucoup plus modérés. »
Deux jours avant la rencontre entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le pape Léon XIV au Vatican, Trump a accusé le souverain pontife de mettre en danger les catholiques en acceptant ostensiblement un Iran doté de l’arme nucléaire.
« Le pape préfère parler du fait qu’il serait acceptable que l’Iran dispose d’une arme nucléaire, et je ne pense pas que ce soit très bien », a déclaré le président américain.
« Je pense qu’il met en danger beaucoup de catholiques et beaucoup de gens. Mais j’imagine que si cela ne tenait qu’au pape, il trouverait tout à fait normal que l’Iran dispose d’une arme nucléaire. »