Trump : Un changement de régime en Iran « serait la meilleure chose qui puisse arriver »
Le président confirme l'envoi d'un 2e porte-avions au Moyen-Orient au cas où la République islamique ne conclurait pas d'accord, affirmant que la "peur" est la seule chose qui poussera Téhéran
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Vendredi, le président américain Donald Trump a ouvertement évoqué un renversement du pouvoir en Iran, alors que le dialogue entre Washington et Téhéran est difficile concernant les capacités nucléaires et balistiques de la République islamique.
Alors qu’il oscille entre promesses d’une issue négociée et menaces militaires, Trump a confirmé peu auparavant l’envoi « très bientôt » d’un deuxième porte-avions américain dans la région.
« Il semble que ce serait la meilleure chose qui puisse arriver », a déclaré le président américain à des journalistes qui l’interrogeaient sur l’éventualité d’un « changement de régime ».
« Depuis 47 ans, ils parlent, parlent et parlent. Et pendant ce temps, nous avons perdu beaucoup de vies », a ajouté le dirigeant républicain en quittant la base militaire de Fort Bragg, en Caroline du Nord.
Reza Pahlavi, le fils exilé du dernier shah d’Iran, a quant à lui appelé les Iraniens à de nouvelles actions de protestation, après la vague de mobilisation réprimée dans le sang début janvier, et alors que des rassemblements sont prévus samedi à l’étranger.
Le président américain avait brandi la menace d’une intervention militaire en Iran, en raison de la répression des manifestations qui, selon des ONG de défense des droits humains, auraient fait des milliers de morts.
Il a ensuite continué de menacer Téhéran pour obtenir un accord, notamment sur le dossier nucléaire.
Des négociations entre les deux pays ennemis ont repris le 6 février à Oman, mais leur poursuite demeure incertaine, tant les positions restent éloignées.
Encouragé par Israël, Washington veut également limiter le programme de missiles balistiques de l’Iran et mettre fin à son soutien à des groupes terroristes dans la région.
#WATCH | US President Donald Trump says, "We have a situation right now where we have sent a very big carrier group to Iran. I would love to see if we could make a deal. They've been difficult to make a deal with. I thought we would have had a deal last time. They wish they did… pic.twitter.com/q0iBb9u14P
— ANI (@ANI) February 13, 2026
L’Iran, de son côté, ne veut parler que du programme nucléaire et insiste pour conserver des capacités de raffinage d’uranium.
Faute d’accord, Trump a menacé jeudi le pays de conséquences « traumatisantes », en rappelant le bombardement par les États-Unis de sites nucléaires iraniens lors d’une guerre de douze jours déclenchée par Israël en juin.
À l’époque, le président américain avait déjà évoqué, de manière confuse, un possible changement de régime en Iran, mais avait ensuite rejeté cette idée, estimant qu’elle provoquerait du « chaos ».
Après l’envoi en janvier dans la région du golfe Persique du porte-avions USS Abraham Lincoln et de ses navires d’escorte, un deuxième porte-avions, le Gerald Ford, doit donc les rejoindre, mais la date n’est pas encore connue.
Les cibles que Washington pourrait viser en cas d’intervention ne sont pas non plus claires.
Vendredi, le secrétaire général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a indiqué qu’un accord entre l’AIEA et Téhéran sur les inspections du programme nucléaire était « possible », mais « terriblement difficile ».
Répression
En novembre, l’Iran avait refusé que l’AIEA inspecte ses sites bombardés en juin.
Dans le même temps, Reza Pahlavi, qui vit aux États-Unis et n’est pas retourné dans son pays natal depuis la Révolution islamique de 1979, a appelé à manifester samedi à Munich, Toronto et Los Angeles pour réclamer une action internationale contre l’Iran.
Dans un message publié sur le réseau social X, le fils exilé du dernier shah a par ailleurs exhorté les Iraniens de l’intérieur à se joindre à ces manifestations en scandant, samedi et dimanche, des slogans depuis leurs fenêtres et leurs toits.
Selon l’ONG basée aux États-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA), au moins 7 008 personnes, pour la plupart des manifestants, ont été tuées lors des protestations de début janvier, et plus de 53 000 personnes ont été arrêtées depuis.
Si quelques figures du courant réformateur ont été libérées, l’ONG Iran Human Rights (IHR) indique que des centaines de personnes sont poursuivies pour des chefs d’accusation liés aux manifestations, ce qui pourrait aboutir à leur condamnation à mort.
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