Tsahal annule une mission à Gaza suite au refus de Haredim de servir avec une femme
Des soldats ont refusé de monter dans un véhicule blindé après l’affectation d’une ambulancière à leur unité ; quelques jours plus tôt, des soldates avaient été brièvement empêchées d’accéder à une base
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Mardi soir, des soldats du bataillon Rotem de la brigade Givati ont refusé de monter à bord d’un véhicule blindé de transport de troupes dans la bande de Gaza pour une mission opérationnelle, car une ambulancière faisait partie de l’effectif, a indiqué l’armée israélienne mercredi.
En conséquence, la mission a été annulée.
Cet incident est le dernier d’une série de cas où des soldats orthodoxes ont refusé d’interagir avec des soldates, en raison de leurs convictions religieuses. Ces cas s’inscrivent dans le débat plus large qui agite la société israélienne : les hommes haredim doivent-ils servir dans Tsahal, et dans quelle mesure l’armée doit-elle s’adapter à leurs pratiques et contraintes religieuses ?
Le bataillon Rotem n’est pas une unité ultra-orthodoxe ; par conséquent, les soldats qui y servent peuvent, conformément aux protocoles de Tsahal, être amenés à se trouver aux côtés de femmes.
L’armée israélienne a déclaré que « les soldats menant une vie religieuse ont le droit de mener des opérations dans le cadre d’une séparation entre les sexes, sauf dans des cas exceptionnels ».
« Le bataillon a refusé de mener l’opération, qui a donc été annulée », a précisé Tsahal.
L’armée a indiqué que cette affaire faisait l’objet d’une enquête approfondie et que « des mesures disciplinaires seraient prises en fonction de ses conclusions ».
Lors d’un autre incident qui est survenu lundi, un groupe de soldates s’est vu brièvement refuser l’accès à un avant-poste militaire dans le nord d’Israël en raison de la présence d’une unité ultra-orthodoxe sur place, a rapporté la chaîne N12.
Selon ce reportage, des soldates de l’unité d’élite 8 200 du Corps de Collecte de Renseignements sont arrivées pour une mission de routine à ce poste situé sur le plateau du Golan, où on leur a refusé l’accès.
Un officier présent sur place a indiqué à la chaîne N12 qu’une compagnie du bataillon Netzah Yehuda de la brigade Kfir – une unité théoriquement réservée aux soldats haredim de sexe masculin – y était actuellement stationnée, et que ces militaires ont empêché les soldates de pénétrer dans l’avant-poste.
Elles ont finalement été autorisées à entrer après l’intervention d’officiers du poste, selon N12.
Tsahal a répondu que « suite à l’intervention des commandants, l’incident a été réglé, et l’officière a pu entrer dans le poste et mener à bien sa mission, comme c’était prévu ».
Il est difficile de dire pourquoi l’armée n’a fait référence qu’à une seule officière, alors que le reportage faisait état de plusieurs soldates ayant tenté d’entrer dans le poste.
« Tsahal continuera d’agir pour garantir un environnement de service respectueux et équitable, tout en préservant pleinement le mode de vie de tous les militaires, et sans que le service d’une population ne se fasse au détriment d’une autre », a ajouté l’armée.
Conformément aux protocoles de Tsahal relatifs aux conditions de service des soldats haredim, le bataillon Netzah Yehuda applique la ségrégation entre les sexes. Toutefois, ses soldats peuvent entrer en contact avec des femmes lorsqu’ils sont affectés à diverses bases où servent également des femmes.
La brigade Hasmonéenne, nouvellement créée, est la seule unité pour laquelle les protocoles autorisent l’ensemble du personnel à maintenir la séparation entre les sexes au sein de la base.
la Communauté du Times of Israël !







