Tsahal élimine une figure clé du Hamas au Liban et un cerveau du 7 octobre à Gaza
La mort de Mehran Mustafa Bajur porte un coup important à la branche libanaise du groupe ; 51 Gazaouis tués alors que les combats se poursuivent dans l’enclave
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L’armée israélienne a indiqué mardi avoir éliminé un « terroriste clé » du groupe terroriste palestinien du Hamas lors d’une frappe au Liban, et confirmé avoir neutralisé à Gaza un autre membre du Hamas ayant dirigé l’une des attaques contre des civils israéliens lors du pogrom du 7 octobre.
Selon des chiffres non vérifiés communiqués par les hôpitaux de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, au moins 51 Palestiniens auraient été tués jeudi, alors que les troupes de Tsahal poursuivent leur avancée dans l’enclave, à la suite d’une embuscade ayant coûté la vie à cinq soldats israéliens
Mehran Mustafa Bajur, un commandant de haut rang du Hamas, a été éliminé mardi après-midi par une frappe aérienne israélienne dans la ville côtière de Tripoli, dans le nord du Liban, selon Tsahal.
Le ministère libanais de la Santé a indiqué que la frappe, qui a visé un véhicule, avait « tué trois personnes et en avait blessé treize autres » dans une zone proche d’un camp de réfugiés palestiniens. Un photographe de l’AFP a vu une voiture calcinée entourée de secouristes et de passants.
D’après Tsahal, Bajur avait orchestré de nombreuses attaques contre Israël ces dernières années. Depuis l’assaut meurtrier du Hamas du 7 octobre 2023, il avait notamment dirigé des tirs de roquettes depuis le Liban contre Nahariya, Kiryat Shmona et d’autres villes israéliennes.
« Bajur était l’un des principaux commandants du Hamas au Liban. Dans ce rôle, il a passé des années à développer les capacités militaires du Hamas sur le territoire libanais », a précisé Tsahal dans un communiqué.
כלי טיס של חיל האוויר תקף וחיסל מוקדם יותר היום (ג') בהכוונה של אמ״ן ופיקוד הצפון, את המחבל מהראן מצטפא בעג׳ור במרחב טריפולי בלבנון.
במשך שנים, בעג׳ור קידם והכווין מתווי טרור רבים נגד צה״ל ואזרחי מדינת ישראל, בין היתר במהלך המלחמה הוציא לפועל מתווי שיגור רקטות לעבר נהריה, קרית… pic.twitter.com/UMNGZHLvVj
— צבא ההגנה לישראל (@idfonline) July 8, 2025
« Il faisait également partie des dirigeants chargés du renforcement des forces de l’organisation terroriste, et facilitait l’acquisition d’armes grâce à ses relations avec d’autres groupes terroristes dans la région. »
Sa mort constituerait un « coup dur » pour les activités du Hamas au Liban, a ajouté l’armée israélienne.
Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu – tout comme le Hamas – par l’Iran, a lancé des attaques quasi quotidiennes contre le nord d’Israël dès le 8 octobre 2023, entraînant le déplacement de quelque 60 000 habitants israéliens. Le Hamas et d’autres groupes terroristes alliés ont également pris part aux attaques. En vertu de l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024 entre Israël et le Hezbollah, Israël conserve le droit d’agir en cas de menace imminente à partir du Liban.
Tsahal a également annoncé mardi que Taha Abu Ayadeh, un commandant de section de la force d’élite Nukhba du Hamas, avait été éliminé la semaine précédente lors d’une frappe aérienne dans la région de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.
Le 7 octobre, Ayadeh avait pénétré en Israël avec sa section et attaqué une station-service près de la communauté du kibboutz Magen, à la frontière de Gaza, selon l’armée.
Des images montrent des terroristes du Hamas attaquant une station-service près du kibboutz Magen, le 7 octobre 2023. (Crédit : South First Responders)
Des images de l’attaque, publiées en novembre 2023 par le groupe South First Responders, montrent deux employés israéliens fuyant pour tenter de se mettre à l’abri alors que des terroristes du Hamas ouvrent le feu et prennent d’assaut la station-service. Ils se seraient ensuite dissimulés dans un congélateur pendant plusieurs heures avant d’être secourus.
Tsahal encercle une ville du nord de Gaza, les frappes auraient fait des dizaines de morts
L’armée a encerclé Beit Hanoun « de toutes parts », a déclaré mardi le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de Tsahal, lors d’une conférence de presse. Cette déclaration intervient après la mort de cinq soldats israéliens, tués la veille au soir dans une embuscade dans cette ville du nord de la bande de Gaza.
« Beit Hanoun est une zone fortifiée où se trouvent encore des dizaines de terroristes. Il reste de nombreux tunnels souterrains à détruire », a déclaré Defrin.
« Nous continuerons à attaquer et à nettoyer la zone afin d’éliminer la menace qui pèse sur les habitants de l’ouest du Néguev », a-t-il ajouté, précisant que Beit Hanoun surplombe plusieurs villes frontalières, dont Sderot, ainsi qu’une ligne ferroviaire.
Dans le centre de Gaza, les frappes israéliennes auraient fait 10 morts et 72 blessés mardi, selon l’hôpital Awda de Nuseirat. Plus au sud, à Khan Younès, l’hôpital Nasser fait état de 41 morts au total.
Selon les responsables de la santé du Hamas à l’hôpital Nasser, où les victimes ont été transportées, une frappe aurait visé des tentes de personnes déplacées à Khan Younès, tuant quatre personnes. Une autre frappe dans la même ville aurait tué quatre personnes, dont une mère, un père et leurs deux enfants, toujours selon ces sources.
Nisma al-Baiouk, la sœur d’un homme qui a été tué lors d’une frappe, a dit « qu’il dormait dans la tente avec ses deux enfants, Awda et Misk ».
« Mon neveu Awda n’a plus de visage, son visage a disparu », a-t-elle ajouté.
Tsahal n’a pas commenté ces frappes, mais affirme prendre des mesures pour réduire les dommages causés aux civils, notamment en ayant recours à la surveillance aérienne et à des munitions de précision. L’armée accuse le Hamas de se retrancher dans les infrastructures civiles, y compris les hôpitaux et les zones humanitaires désignées.
Les combats qui se poursuivent depuis le pogrom du 7 octobre 2023 ont mis le système de santé de Gaza au bord de l’effondrement. Mardi, le Croissant-Rouge palestinien a annoncé que l’hôpital Al-Zaytoun, situé à Gaza-ville, avait dû cesser ses activités en raison de bombardements à proximité. Cette fermeture aurait forcé des milliers de personnes à parcourir de longues distances pour obtenir des soins médicaux ou faire vacciner leurs enfants.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, plus de 57 000 Palestiniens auraient été tués depuis le début de la guerre. Ce chiffre, invérifiable de manière indépendante, ne distingue pas entre civils et terroristes.
Israël affirme pour sa part avoir tué environ 20 000 terroristes au cours des combats dans la bande de Gaza depuis janvier, ainsi que 1 600 autres terroristes lors du pogrom du 7 octobre, au cours duquel plus de 1 200 personnes ont été assassinées et 251 prises en otage et emmenées dans la bande de Gaza, déclenchant la guerre actuelle.
50 otages sont encore aux mains de groupes terroristes à Gaza, dont la dépouille d’un soldat tué lors de la guerre de Gaza en 2014.
Le bilan de l’offensive terrestre israélienne contre le Hamas à Gaza, ainsi que des opérations menées le long de la frontière, s’élève désormais à 449 soldats tués, dont deux policiers et trois civils qui travaillaient pour le ministère de la Défense.
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