Tsahal informe les élus que 600 militaires de carrière demandent une retraite anticipée
Les officiers supérieurs du Directorat des Ressources humaines on fait part de l'épuisement causé par la guerre et de la perception d'une détérioration des conditions, entre autres
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les officiers supérieurs du Directorat des Ressources humaines de l’armée israélienne ont déclaré mercredi aux députés qu’environ 600 militaires de carrière demandaient à prendre leur retraite anticipée et que des officiers subalternes étaient promus prématurément pour pourvoir les postes vacants.
« Il y a des postes vacants. Pour pourvoir certains de ces postes, nous promouvons des jeunes moins expérimentés afin de remplir les rangs », a déclaré le brigadier-général Amir Vadmani, chef d’état-major du Directorat des Ressources humaines, à la sous-commission des Ressources humaines de Tsahal de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset.
« Nous constatons une baisse du taux de sélection. D’ici 2028, nous devrons nommer 400 lieutenants-colonels parmi les 500 candidats actuellement disponibles, et la situation ne fera qu’empirer d’ici là. Nous menons des enquêtes et observons les tendances ; à tous les niveaux, nous constatons une augmentation de l’épuisement [professionnel] », a déclaré Vadmani.
Vadmani a fait remarquer que le salaire des officiers de carrière est « perçu comme trop bas et insuffisamment gratifiant, certainement par rapport au niveau de responsabilité et aux attentes », malgré les différentes mesures prises par l’armée.
« La carrière militaire présente des caractéristiques uniques, notamment la mobilité et la relocalisation dans tout le pays en fonction des affectations ; nous n’autorisons pas les compléments de revenus provenant d’un emploi privé ; une disponibilité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 [est souvent attendue] ; un travail quotidien soumis au stress opérationnel ; aucun droit de grève ou de syndicalisation ; le fardeau pour la famille, et plus encore », a-t-il expliqué.
Depuis des années, Tsahal peine à garder ses soldats de carrière, car les emplois civils sont considérés comme beaucoup plus lucratifs et moins stressants. Le problème s’est récemment aggravé en raison de l’épuisement causé par la guerre, de la perception d’une détérioration des conditions de service, de la délégitimation politique et du mécontentement suscité par les récentes nominations au sein du Directorat des Ressources humaines de Tsahal.
Le chef d’état-major de l’armée, le lieutenant-général Eyal Zamir, le chef du Directorat des Ressources humaines, le major-général Dado Bar Kalifa, ainsi que d’autres officiers supérieurs, ont élaboré des plans pour résorber la crise croissante et empêcher l’adoption de lois qui pourraient encore dégrader les conditions des soldats de carrière.
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