Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal bin Farhan, a affirmé que son pays ne pouvait s’engager à financer la reconstruction de Gaza tant qu’il n’aura pas plus de précisions sur le retrait des forces israéliennes de la bande de Gaza, qui n’a pas encore été mis en œuvre, et sur le désarmement du Hamas.
Interrogé lors de la Conférence sur la sécurité de Munich sur la question de savoir si Ryad allait financer la reconstruction de Gaza et à quelles conditions, le prince Faisal a répondu que son pays « soutient pleinement » le Conseil de paix et le plan de paix en 20 points du président américain Donald Trump pour Gaza.
Toutefois, il a souligné que « nous devons assister à une véritable fin du conflit ».
« Ce qui signifie que nous devons savoir clairement quand Israël va se retirer, quand le Hamas va désarmer, quand tout le monde va se conformer aux 20 points du plan », a expliqué le prince Faisal, indiquant que chaque partie n’avait pas mis en œuvre sa part.
« Les États-Unis y travaillent. Une réunion prévue le 19 nous permettra d’y voir beaucoup plus clair », a-t-il noté, faisant référence à la réunion de collecte de fonds du Conseil de la paix qui est prévue jeudi prochain.
Les États-Unis espèrent annoncer des dons de 1,25 milliard de dollars provenant des Émirats arabes unis, du Qatar et du Koweït, ont déclaré un responsable américain et deux diplomates arabes au Times of Israel en début de semaine.
Le New York Times a rapporté que les États-Unis prévoyaient également de faire un don similaire.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères a dit que Ryad sera mieux à même de déterminer « où nous pouvons apporter la meilleure contribution, non seulement à la reconstruction, mais aussi à un avenir meilleur pour les habitants de Gaza et de Palestine ».