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Un agent de la police des frontières, souffrant de TSPT, abattu après avoir tiré sur des policiers

Une vidéo montre le sergent David Amrani portant un fusil avant que des policiers ne l'abattent à Netanya ; aucune autre victime n'est à déplorer

Le sergent David Amrani, sur une photo non datée. (Crédit : Autorisation)
Le sergent David Amrani, sur une photo non datée. (Crédit : Autorisation)

Un agent de la police des frontières en service actif, qui souffrait vraisemblablement d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT), a été abattu samedi par les forces de sécurité après avoir ouvert le feu sur des policiers dans la ville de Netanya, au centre du pays.

La police a d’abord déclaré que les agents avaient « neutralisé » un homme armé, avant de l’identifier comme étant le sergent David Amrani et de préciser que « les circonstances de l’incident font l’objet d’une enquête ».

Aucune autre victime n’a été signalée.

Selon la police, Amrani, 20 ans, résidait à Netanya et s’était engagé pour effectuer son service militaire obligatoire au sein de la police des frontières en août 2024. À l’issue de sa formation, il avait été affecté à Hébron, au sein de la police des frontières de Cisjordanie. Il y a environ huit mois, il a été muté à la 39ᵉ compagnie de la police des frontières de Cisjordanie.

Les médias israéliens ont rapporté qu’Amrani souffrait d’un traumatisme lié au combat.

Des images des faits, circulant sur les réseaux sociaux, montraient Amrani portant un fusil long dans les rues résidentielles de Netanya. Des coups de feu étaient audibles sur d’autres séquences.

« Le grave incident survenu ce soir à Netanya nécessite une enquête complète et approfondie », a déclaré Idan Kleiman, président de l’Organisation des vétérans handicapés de l’armée israélienne, cité par la Treizième chaîne.

« Au-delà des circonstances de l’incident lui-même, il s’agit d’un nouveau signal d’alarme pour l’État d’Israël. Il ne doit pas abandonner les dizaines de milliers d’anciens combattants, hommes et femmes, qui continuent de lutter contre les séquelles du combat longtemps après leur retour du champ de bataille. »

Il a exhorté le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, « à ordonner immédiatement une enquête conjointe menée par Tsahal et le ministère de la Défense, à examiner de manière approfondie les circonstances de l’incident et l’aide apportée, et à en tirer les leçons nécessaires afin d’empêcher qu’un tel incident ne se reproduise ».

Ohad Neimark, PDG de « When the Strong Are Revealed », une association à but non lucratif venant en aide aux anciens combattants blessés et handicapés, s’est également exprimé sur cet incident.

La police et les services d’urgence sur les lieux où le sergent David Amrani, agent de la police des frontières, a été abattu après avoir, selon certaines informations, tiré avec son arme sur des policiers à Netanya, le 5 septembre 2026. (Crédit : Tal Gal/Flash90)

« Je tiens à rappeler à tous que la réalité complexe dans laquelle nous vivons exige une sensibilité accrue envers les anciens combattants de Tsahal, les soldats blessés et les personnes confrontées à un traumatisme », a-t-il déclaré.

« Un comportement qui peut parfois sembler inexplicable peut cacher une profonde détresse psychologique. »

« Dans cette guerre qui suit la guerre, nous avons tous le devoir de retrousser nos manches et de venir en aide à ceux qui se sont battus pour nous », a-t-il ajouté.

Depuis que le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 a déclenché une guerre sur plusieurs fronts, Israël a enregistré une forte hausse du nombre d’agents de sécurité souffrant de TSPT et d’autres troubles psychologiques.

En juillet, le ministère de la Défense a indiqué qu’environ 26 200 soldats de l’armée israélienne et agents de sécurité blessés avaient sollicité une prise en charge auprès de son département de réadaptation depuis le début de la guerre, dont environ 65 % pour des troubles psychologiques, notamment le TSPT, l’anxiété, la dépression et des difficultés de réinsertion dans la vie civile.

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