Un ancien ministre du Likud envisage de fonder un parti de droite
Gilad Erdan, qui se voit Premier ministre dans l'ère post-Netanyahu, pourrait tendre la main à Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir mais pas à Yaïr Golan
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Après des mois de rumeurs non confirmées dans les médias, l’ancien ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, Gilad Erdan, a déclaré mardi à la radio 103FM qu’il envisageait de créer un nouveau parti politique de droite pour concurrencer le Likud, affirmant qu’il se voyait comme un Premier ministre potentiel une fois que Benjamin Netanyahu aurait quitté la scène politique.
« L’objectif est de créer un nouveau parti de droite. Je souhaite diriger et présider une telle structure, et j’étudie actuellement si cela est politiquement faisable », a déclaré Erdan, membre de longue date du Likud qui a occupé les fonctions de député et de ministre dans les gouvernements Netanyahu pendant des années.
« Dans l’ère post-Netanyahu, je me vois comme candidat au poste de Premier ministre. Je sais de quoi Israël a besoin. Si je me sentais à l’aise avec la situation au sein du Likud, je reprendrais mes activités politiques au sein du parti », a-t-il ajouté.
Erdan a été cité dans des articles évoquant la formation éventuelle d’un nouveau parti provisoirement baptisé « Likud B », qui viserait à créer une alternative « d’État » au parti au pouvoir et à écarter certains des éléments radicaux du parti actuel de Netanyahu.
Selon ces informations, cette initiative impliquerait des personnalités actuelles et anciennes du Likud qui ont connu des tensions avec Netanyahu, notamment le député Yuli Edelstein, qui a dirigé la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset avant d’être évincé de la coalition l’an dernier pour avoir bloqué son projet de loi sur l’exemption du service militaire pour les ultra-orthodoxes étudiant en yeshiva, ainsi que la vice-ministre des Affaires étrangères Sharren Haskel, qui s’est également opposée à cette législation.
Dans un récent entretien accordé au Times of Israel, une source politique proche des discussions sur la formation du nouveau parti a déclaré que celui-ci visait à établir une coalition sioniste de droite axée sur la relance économique, la sécurité et les implantations, susceptible de « freiner les extrémistes », tout en incluant des éléments centristes. Le nouveau parti soutiendrait également une refonte du système judiciaire sans la « controverse politique » inhérente à l’approche du ministre de la Justice, Yariv Levin.
Le nouveau parti serait disposé à s’associer à l’ancien Premier ministre Naftali Bennett et au président du parti Yashar, Gadi Eisenkot, mais pas à Yair Golan, chef du parti Les Démocrates, car il n’est « pas sioniste », a déclaré la source. Celle-ci a ajouté que ses membres seraient également prêts à s’associer à Netanyahu et même à des figures très à droite comme Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir.
Cette volonté, a expliqué la source, repose sur l’idée qu’ils seraient en mesure de modérer leurs pires impulsions en prenant la place de faiseurs de rois actuellement occupée par les partis haredim, qu’ils ne souhaitent pas voir dans une coalition.
« Si ni la coalition ni l’opposition ne peuvent former de coalition sans nous, alors nous pouvons les forcer à s’asseoir ensemble », a affirmé cette source, qualifiant le Likud de Netanyahu de parti « fondé sur la personnalité » plutôt que « fondé sur des valeurs ».
Le mois dernier, une autre source s’exprimant auprès du Times of Israel a déclaré que les négociations en vue de la formation du nouveau parti allaient probablement être relancées par l’annonce, en avril, de la constitution d’une liste commune par Bennett et le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, pour les prochaines élections législatives.
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