Rechercher

Un élu du Likud qualifie la libération des otages « d’humiliante »

D'autres membres de la coalition et de l'opposition mettent leurs divergences de côté pour célébrer la libération des otages et la visite de Donald Trump

Le député Likud Amit Halevi s'exprimant lors d'une réunion de la commission de l'Éducation, de la Culture et des Sports, à la Knesset, à Jérusalem, le 19 février 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le député Likud Amit Halevi s'exprimant lors d'une réunion de la commission de l'Éducation, de la Culture et des Sports, à la Knesset, à Jérusalem, le 19 février 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le député Amit Halevi (Likud) a qualifié « d’humiliant » le processus de libération des otages de Gaza, alors que les sept premiers captifs libérés étaient remis aux mains de l’armée israélienne lundi matin.

« Ces moments sont émouvants, mais aussi humiliants. Oh, tellement humiliants », a-t-il déclaré dans un communiqué.

« La nation aurait dû baisser la tête et mettre le drapeau en berne aujourd’hui », a-t-il estimé, ajoutant qu’Israël aurait dû annoncer « au Hamas et au monde entier que le peuple juif n’oublierait ni ne pardonnerait tant que les néo-nazis de Gaza n’auraient pas été complètement anéantis et que le contrôle israélien sur cette bande de notre patrie n’aurait pas été rétabli ».

« Au lieu de cela, nous faisons le jeu du Hamas avec une couverture médiatique édulcorée qui ignore les résultats de la guerre. »

Les déclarations de Halevi sont intervenues au lendemain de son annonce, ainsi que celle du député Avi Maoz, chef du parti Noam, qu’il n’assisterait pas au discours du président américain Donald Trump à la Knesset lundi, qu’il avait qualifié « d’illusion de victoire » et de « vain spectacle ».

Membre du parti au pouvoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Halevi exprime depuis longtemps son scepticisme quant aux résultats obtenus par Israël en temps de guerre, affirmant l’an dernier que Tsahal avait exagéré les dommages infligés au Hamas.

Les parlementaires des deux bords se sont réunis dans les allées de la Knesset pour manger et discuter avec des dignitaires américains.

Alors que le Parlement israélien se réjouissait à l’approche du discours du président américain, de nombreux législateurs ont exprimé leur optimisme pour l’avenir. Toutefois, leur joie est également teintée de tristesse en raison des pertes subies ces deux dernières années, et pour certains, d’inquiétude quant à la possibilité d’une reprise des combats à l’avenir.

Le chef de l’opposition Yaïr Lapid arrive aux célébrations sur la place des Otages à Tel Aviv alors que les négociateurs s’apprêtent à signer l’accord libérant tous les otages de Gaza, le 9 octobre 2025. (Crédit : Avshalom Sassoni/FLASH90)

Le chef de l’opposition et dirigeant du parti Yesh Atid, Yair Lapid, a rédigé un message empli d’émotion à propos du soulagement que lui procure le retour des otages israéliens lundi, dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis.

« Les larmes me montent aux yeux ; enfin, nous pouvons vraiment respirer. Nos enfants rentrent à la maison », a-t-il écrit dans un message publié sur le réseau social X.

Dans une autre publication, Lapid ajoute qu’il envoie « toute sa force aux familles endeuillées, aux blessés de l’armée israélienne, à tous ceux qui ont payé le prix le plus élevé ».

Evgeny Sova, député du parti Yisrael Beytenu. (Crédit : Autorisation)

« C’est une matinée qui mêle joie, douleur et espoir », a renchéri Evgeny Sova (Yisrael Beytenu) au Times of Israel.

« Rien n’est plus important que la vie des otages, même au prix élevé que nous payons… Nous payons le prix de la négligence du 7-Octobre. »

De son côté, le député Vladimir Beliak, du parti centriste Yesh Atid, a déclaré que la libération des otages « marquait peut-être un nouveau départ et un changement dans la société israélienne » et qu’il espérait qu’un « gouvernement alternatif dans la bande de Gaza, qui ne soit pas le Hamas, ouvrirait également la voie à la normalisation et, surtout, permettrait de s’attaquer aux problèmes internes de l’État d’Israël ».

Le chef du parti du Shas, le député Aryeh Deri, a salué la libération des sept premiers otages israéliens en écrivant sur le réseau social X : « C’est le jour que le Seigneur a fait ; réjouissons-nous et soyons heureux. Nos chers frères, nous vous avons attendus si longtemps ! Bienvenue à la maison ! »

Ce verset biblique est souvent cité en Israël pour marquer les moments de joie. Il est également traditionnellement récité lors des prières festives à l’occasion de la fête de Souccot.

Lors de la réunion du cabinet de sécurité de la semaine dernière, le leader ultra-orthodoxe avait soutenu la décision de ratifier le plan soutenu par les États-Unis.

Le député Yinon Azoulay (Shas) a déclaré que « l’ère du Hamas à Gaza était révolue » et qu’Israël devrait frapper à chaque fois que le groupe terroriste palestinien relèverait la tête.

« Et je suis sûr que le président des États-Unis le comprend également. »

Yinon Azoulay, député du Shas, s’exprime pendant une réunion de la Commission des Finances à la Knesset, le 23 février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, chef du parti d’extrême droite HaTzionout HaDatit, a publié une vidéo célébrant la libération des sept premiers otages israéliens de Gaza, alors qu’il avait voté contre l’accord qui a permis cette libération.

« Nous les accueillons avec joie, à bras ouverts, et [rendons] grâce au Maître de l’Univers », déclare-t-il dans cette vidéo.

Filmée au mur Occidental, la séquence montre Smotrich s’exprimant avec émotion. Il y décrit comment, à la sortie de la prière matinale de Souccot, il a appris la libération des sept premiers otages.

« Que les autres reviennent aujourd’hui, avec l’aide de Dieu », dit-il, faisant référence aux treize otages encore en vie qui devaient être libérés lundi, ainsi qu’aux corps des otages morts qui doivent être restitués par la suite.

Le député HaTzionout HaDatit Simcha Rothman présidant une réunion de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset, le 20 juin 2023. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Flash90/Dossier)

Simcha Rothman, député du parti HaTzionout HaDatit, a déclaré que le président des États-Unis « pensait vraiment ce qu’il disait » au sujet de la fin de la guerre.

« Il dit que si cet accord est mis en œuvre tel qu’il est rédigé… le Hamas ne contrôlera pas la bande de Gaza. Israël restera dans le corridor Philadelphi et sur le périmètre, et ni le Hamas ni l’Autorité palestinienne ne gouverneront la bande de Gaza… Ce sera vraiment la fin de la guerre ? Je suis sceptique… Car si nous échouons, le Hamas redeviendra plus fort et nous reviendrons au 7-Octobre. »

La ministre des Implantations et des Projets nationaux, Orit Strouk, a exhorté le président américain, à garantir la démilitarisation et le démantèlement du groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza. Elle lui a écrit directement dans une série de longs messages publiés sur les réseaux sociaux, alors que ce dernier arrivait à la Knesset.

« Il est important que vous restiez fidèle aux principes clés de la démilitarisation de Gaza, de l’élimination de toutes les menaces qu’elle représente pour Israël et du démantèlement complet du Hamas dans cette région », a-t-elle écrit dans ses messages sur X adressés au président, qu’elle qualifie de « véritable ami d’Israël ».

« Ne vous laissez pas tenter par l’idée que les soldats se sont battus et ont perdu la vie uniquement pour le retour des otages », a écrit la députée d’extrême droite du parti HaTzionout HaDatit.

« Vous qui avez enseigné au monde entier le concept de ‘fake’, vous ne voulez sûrement pas être associé à une ‘fake victoire’ ou à une ‘fake paix’, a-t-elle poursuivi.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, s’exprime au sommet du Mont du Temple à Jérusalem pendant la fête de Souccot, le 8 octobre 2025. (Capture d’écran/Bureau d’Itamar Ben Gvir)

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a publié un court message sur le réseau social X : « Et les enfants retourneront à leur frontière », alors que les sept premiers otages israéliens ont été libérés et transférés sous la garde de Tsahal, bien qu’il ait voté contre l’accord qui a permis leur libération.

Ce verset biblique est souvent cité en Israël pour exprimer l’espoir du retour des otages.

Ben Gvir et son parti d’extrême droite, Otzma Yehudit, se sont opposés au cessez-le-feu négocié par les États-Unis et à la libération des otages restants, en échange de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël. Selon le parti, la libération des prisonniers palestiniens met en danger Israël et est une récompense pour le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Le ministre s’est opposé à tous les accords de cessez-le-feu précédents et s’est enorgueilli d’avoir fait échouer les précédentes propositions de cessez-le-feu et de libération d’otages au cours des deux années de guerre.

Benny Gantz, le chef du parti Kakhol Lavan, a qualifié la libération des derniers otages encore en vie, de « véritable victoire », rendant avant tout hommage aux « combattants ».

« C’est la victoire des familles endeuillées dont les sacrifices n’ont pas été vains, des blessés… de ceux qui sont sortis chaque jour pour offrir aux familles des otages un foyer, une étreinte et un soutien », a déclaré le député centriste de l’opposition, ajoutant que c’était également une victoire de « l’alliance indissoluble entre Israël et les États-Unis ».

Il a toutefois averti que « la campagne n’est pas terminée », soulignant qu’Israël doit encore rapatrier les otages morts, dont les corps doivent être restitués après la libération des vingt derniers otages vivants. Seuls quatre dépouilles ont été restituées sur les 28.

Le chef du parti Les Démocrates, Yaïr Golan, lors d’une réunion de sa faction de la Knesset, le 7 juillet 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Yaïr Golan, chef du parti de gauche Les Démocrates, s’est réjoui du retour des otages en déclarant : « Le gouvernement les avait abandonnés, c’est le peuple qui les a ramenés. »

« Ce matin, après deux longues années d’angoisse, de douleur et d’espoir, Matan va embrasser Einav, Eitan va embrasser Itzik, Gali et Ziv vont embrasser Liran, et seize autres otages vont enfin rentrer chez eux », a-t-il déclaré, faisant référence aux otages Matan Zangauker, Eitan Horn et Gali et Ziv Berman, libérés aujourd’hui dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu et de libération des otages négocié par les États-Unis.

Le député de l’opposition a salué la persévérance des citoyens israéliens.

« Leur retour est une victoire pour le peuple dont je suis fier de faire partie : un peuple qui n’a jamais cessé de descendre dans la rue, de se battre, de faire pression, d’espérer et de croire. »

« Nous remplacerons toujours ceux qui les ont abandonnés. Nous réparerons ce qui a été brisé », a-t-il ajouté, faisant référence à la destitution du gouvernement. Concernant la nécessité de ramener les otages assassinés, il a souligné que même si ce lundi est un jour de fête et d’émotion, « nous poursuivrons la lutte jusqu’à ce que tout le monde soit de retour ».

Le député Ayman Odeh assistant à une réunion de la faction Hadash-Taal, à la Knesset à Jérusalem, le 30 juin 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le député Ayman Odeh, chef du parti Hadash-Taal, s’est réjoui de la libération des sept premiers otages israéliens dans le cadre du cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et le Hamas, mais a déclaré que sa « joie était mêlée de douleur ».

« Nous nous sommes battus pendant deux ans pour ce moment, pour la fin de la guerre et un accord global. Nous sommes heureux, mais notre joie est mêlée de douleur, en raison des crimes terribles qui ont été commis et des tunnels de sang que notre terre a absorbés », a-t-il déclaré dans un communiqué, faisant référence à la guerre menée par Israël à Gaza – lancée en réponse au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, au cours desquels les otages ont été enlevés — et que Odeh a constamment critiquée.

Le chef de ce parti radical de gauche à majorité arabe a ajouté qu’Israéliens et Palestiniens devaient « poursuivre la lutte » pour parvenir à une résolution pacifique du conflit dans son ensemble, mettre fin à l’occupation – en référence au contrôle militaire continu de la Cisjordanie par Israël – et respecter les droits des deux peuples.

Odeh a été expulsé de la Knesset lors du discours de Trump.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.