Un élu Likud réclame une audience sur l’enquête sur le rédacteur en chef du Jerusalem Post
Zvika Klein a été interrogé mardi dans le cadre d'une enquête sur les liens illicites présumés qui se seraient tissés entre de proches collaborateurs du Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Qatar
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Suite à la révélation de l’ouverture d’une enquête sur le rédacteur en chef du Jerusalem Post, Zvika Klein – il est soupçonné d’avoir eu des contacts avec un agent étranger – dans le cadre de l’affaire du « Qatargate », le député du Likud Amit Helavi a demandé qu’une audience parlementaire soit organisée « en urgence » pour discuter de « l’arrestation du rédacteur en chef d’un grand journal en Israël ».
Dans un courrier qui a été adressé au président de la commission de la Constitution, du droit et de la justice de la Knesset, Simcha Rothman (Hatzionout HaDatit), Halevi a fait savoir que cette arrestation n’était « pas une mince affaire », affirmant qu’il est impératif que les organes chargés de l’application de la loi « vérifient soigneusement que cette arrestation a bien été le résultat d’infractions pénales qui ne sont pas couvertes par la liberté de la presse ».
Précisant qu’il ne maîtrisait pas tous les détails de l’affaire, Halevi a écrit qu’il semblait que le téléphone de Klein avait été « saisi sans mandat » – un acte grave qui, a-t-il déploré, n’a entraîné aucune indignation de la part des médias israéliens.
Il relève du devoir des députés « de contrôler et de s’assurer que les instances chargés de l’application de la loi agissent dans le respect du droit » quand ils enquêtent sur des journalistes, a insisté Halevi.
La coalition dirigée par le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu fait actuellement avancer plusieurs projets de loi qui, selon les critiques, visent à restreindre la liberté de la presse. Parmi ces législations, un texte qui ferait disparaître la radio militaire et le service national de radiodiffusion.
Klein a été interrogé après lecture de ses droits dans la journée de mardi dans le cadre d’une enquête en cours sur les liens illicites présumés qui se seraient tissés entre de proches collaborateurs du Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Qatar.
Après cet interrogatoire, Klein a été libéré et assigné à résidence pour une durée de cinq jours. Une source policière a déclaré à Haaretz que les forces de l’ordre avaient obtenu l’autorisation nécessaire du bureau du procureur de l’État pour interroger Klein – comme l’exige toute enquête sur des journalistes.
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