Un homme abattu dans une ville arabe du nord, près de Haïfa
Un sexagénaire aurait été tué à bout portant à l'intérieur de sa voiture à Shfaram ; la police enquête sur un éventuel lien avec une vieille vendetta familiale dans la région
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Un homme d’une soixantaine d’années a été abattu mercredi matin à Shfaram, une ville arabe du nord du pays, près de Haïfa, dernier homicide en date au sein de la communauté arabe d’Israël.
L’homme a été retrouvé mort par balle dans son véhicule. Les secouristes arrivés sur place ont prononcé son décès.
La police a indiqué qu’elle enquêtait sur cette affaire comme un homicide présumé.
Selon la chaîne publique Kan, il a été abattu à bout portant dans sa voiture, près d’une station-service de la ville. Selon les informations relayées par les médias, l’identité de la victime est connue des services de police. Ces derniers cherchent à déterminer si cette affaire est liée à une querelle de longue date entre deux familles de la région, qui a déjà fait des dizaines de victimes ces dernières années.
Selon les données de l’organisation à but non lucratif The Abraham Initiatives, qui recense les victimes arabes d’homicides, la victime de mercredi est la 161e personne issue de la communauté arabe d’Israël à avoir été tuée cette année, 2026 continuant de dépasser 2025 en tant qu’année la plus sanglante jamais enregistrée en Israël.
Ce dernier homicide présumé survient à peine quelques jours après que le chef de la police israélienne, Daniel Levy, a félicité ses services pour une « baisse spectaculaire » des meurtres dans les communautés arabes, alors même que les chiffres montrent une hausse d’une année sur l’autre.
« Nous constatons une baisse des fusillades au sein de la société arabe – le taux mensuel de meurtres a connu une chute spectaculaire. Ce sont les meilleurs chiffres de ces cinq dernières années », a déclaré Levy lors d’une conférence des officiers lundi, selon le site d’information Walla.
Les chiffres publiés la semaine dernière, après les meurtres de Ziyad Bashara, 57 ans, à Taybeh, et d’Ayman Jaramneh, 20 ans, à Muqeible, indiquaient que l’année 2026 avait jusqu’alors enregistré le plus grand nombre de victimes d’homicides parmi la population arabe. Toutefois, elles révélaient un léger ralentissement du rythme de progression par rapport à 2025, année civile la plus sanglante jamais enregistrée avec 252 victimes arabes d’homicides.
Levy faisait vraisemblablement référence au fait qu’au moment de sa déclaration, seules six personnes avaient été tuées au sein de la communauté arabe au cours du mois précédent, soit un nombre inférieur à celui enregistré chaque mois par The Abraham Initiatives depuis août 2022, ce chiffre n’étant pas exhaustif. En 2022, 126 homicides avaient été commis au sein de la communauté arabe, soit 10 de moins qu’en 2021, qui était alors l’année la plus meurtrière jamais enregistrée, selon The Abraham Initiatives.
Cependant, même avec cette légère baisse du taux mensuel, 2026 est toujours en passe de dépasser 2025 pour devenir l’année la plus meurtrière jamais enregistrée.
Le nombre d’homicides a plus que doublé en 2023 et se maintient depuis à des niveaux similaires. Cette hausse massive, qui a coïncidé avec l’entrée en fonction d’Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême-droite, au poste de ministre de la Sécurité nationale, a alarmé les dirigeants des communautés arabes, qui attribuent cette forte augmentation à l’inefficacité, voire à la négligence pure et simple, des forces de l’ordre.
la Communauté du Times of Israël !








