Un homme tué par balle à Holon, au milieu des tirs de missiles iraniens
Morad Shwiki, un chauffeur de bus de Jérusalem-Est, a été abattu dans sa voiture ; selon la police, cette fusillade serait liée au crime organisé, portant à 4 le nombre de victimes arabes israéliennes cette semaine
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Un homme a été tué par balle dans la nuit de mardi à Holon, près de Tel Aviv. Selon la police, ce meurtre serait lié au crime organisé ; il s’agit du quatrième homicide de ce type depuis le début de la semaine.
La victime a été identifiée par la presse israélienne comme étant Morad Shwiki, 36 ans, un chauffeur de bus originaire de Jérusalem-Est.
Père de cinq enfants, Shwiki a été abattu alors qu’il était assis dans sa voiture, rue Halohamim.
Les secouristes ont prononcé son décès sur place.
La police a indiqué qu’il avait été pris en embuscade, les tireurs ayant suivi sa voiture avant d’ouvrir le feu.
Selon les informations disponibles, Shwiki venait de terminer son service et n’avait aucun antécédent judiciaire.
וזה עוד רצח שקורה הלילה, תוך כדי האזעקות – בחולון:
אלמונים רעולי פנים יורים למוות במוראד שוויקי, נהג אוטובוס של דן שסיים משמרת. אדם ללא עבר פלילי בכלל, נורמטיבי לחלוטין תושב י-ם.
משפחתו מעלה חשד כי מדובר בטרור יהודי, במשטרה עומדים על כך כי הרקע פלילי.
71 נרצחים מתחילת השנה. pic.twitter.com/K3LUeKzMoe— Josh Breiner (@JoshBreiner) March 18, 2026
Il aurait été tué à peu près au moment où une salve de missiles iraniens visait le centre du pays et Jérusalem. Le commandant du district de police de Tel Aviv, Haïm Sargaroff, a évoqué cette fusillade lors d’une visite à Ramat Gan, où un couple de personnes âgées a péri sous les éclats d’une bombe à sous-munitions tombée sur la ville.
Sargaroff a indiqué que la police se trouvait sur plusieurs sites où des bombes à sous-munitions étaient tombées, et qu’il semblait également y avoir un homicide à élucider.
Selon Haaretz, bien que la police affirme que la fusillade est liée au crime organisé, la famille de Shwiki estime qu’il s’agit d’un acte terroriste juif.
Mercredi, le département des transports du Syndicat démocratique des travailleurs a déclaré que de nombreux chauffeurs de bus de la région Dan ne s’étaient pas présentés au travail mercredi matin pour protester contre les violences auxquelles ils sont confrontés dans le cadre de leur travail.
« Cette affaire de meurtre choquante traduit la crainte des travailleurs des transports publics pour leur sécurité », a déclaré l’organisation dans un communiqué rapporté par le média News08.
Les chauffeurs ont fait grève « pour protester contre l’impuissance de la police face à la recrudescence des cas de violence à l’encontre des travailleurs des transports publics, en particulier de la communauté arabe ».
Lundi, trois membres de cette communauté ont été tués lors de fusillades distinctes à Ramle, dans le centre d’Israël, dans le village de Musheirifa, au nord du pays, et à Tira, également dans le centre du pays.
Le nombre de victimes d’homicides au sein de la population arabe s’élève désormais à 71 pour l’année 2026, soit environ 28 de plus qu’à la même période l’an dernier, qui avait été la plus meurtrière jamais enregistrée, avec 252 victimes, selon l’organisation à but non lucratif The Abraham Initiatives.
L’organisation accuse le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, nommé fin 2022, d’avoir laissé la criminalité au sein de la communauté arabe dégénérer.
En 2023, soit la première année complète de son mandat, les homicides au sein de cette communauté ont grimpé à 244, soit plus du double de l’année précédente.
Ses détracteurs lui reprochent de ne pas avoir pris de mesures suffisantes pour lutter contre l’emprise du crime organisé sur les villes arabes, préférant se concentrer sur la lutte contre le terrorisme et l’anarchie qui sévissent dans les zones juives.
Les membres de la communauté affirment que les activités mafieuses ont entraîné une recrudescence de la violence armée, exacerbant les vendettas entre les familles.
La violence a jeté un voile sombre sur la communauté et des passants innocents se retrouvent régulièrement pris au milieu de fusillades meurtrières. Dans de nombreuses villes arabes, les commerçants ferment désormais leurs portes au coucher du soleil et les parents disent avoir peur de laisser leurs enfants sortir.
Charlie Summers a contribué à cet article.
la Communauté du Times of Israël !







