Un militaire israélien confirme que des missiles iraniens ont touché des sites de Tsahal
Un officiel a confié à Reuters que "très peu" de sites ont été touchés et qu'ils sont restés fonctionnels ; ces attaques s'ajoutent aux 36 impacts de missiles iraniens dans des zones peuplées
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Un responsable militaire israélien a confirmé mardi que des frappes aériennes iraniennes avaient touché certains sites militaires israéliens le mois dernier. C’est la première fois que l’État juif reconnaît les attaques qui ont été menées contre de tels sites.
L’officiel, qui s’est adressé à Reuters sous couvert d’anonymat conformément aux règles de Tsahal en matière d’information, a déclaré que « très peu » de sites avaient été touchés et qu’ils restaient fonctionnels.
Il a refusé de donner plus de détails, notamment de préciser quels sites militaires avaient été endommagés ou quelle était l’ampleur des dégâts.
Ces propos ont été tenus après que le Telegraph a fait savoir samedi que cinq bases de Tsahal avaient été touchées par un total de six missiles balistiques iraniens au cours de la guerre. Des informations qui se sont basées sur des données radar obtenues par l’université d’État de l’Oregon, qui suit les dommages causés par les bombes dans les zones de guerre en utilisant la technologie par satellite.
La censure militaire israélienne interdit généralement la publication dans les médias des lieux exacts ayant subi des impacts suite à des tirs de missile – en particulier en ce qui concerne les sites sensibles – par crainte d’aider les ennemis d’Israël à affiner leur ciblage.
L’Iran a tiré plus de 500 missiles balistiques et environ 1 100 drones en direction d’Israël pendant la guerre, en réponse à l’attaque lancée par Tsahal à l’encontre des principaux chefs militaires iraniens, des scientifiques spécialistes du nucléaire de la république islamique et de ses sites d’enrichissement de l’uranium. L’armée de l’air a aussi pris pour cible son programme de missiles balistiques. Israël a déclaré que ces frappes étaient nécessaires pour empêcher le régime de Téhéran de réaliser son plan avoué de destruction de l’État juif.
Au total, en plus des missiles qui ont touché des bases militaires, 36 missiles iraniens et un drone se sont abattus sur des zones peuplées en Israël. Des attaques qui, selon les autorités de la Santé et les hôpitaux, ont fait 28 morts et plus de 3 000 blessés. Elles ont endommagé 2 305 logements dans 240 bâtiments, ainsi que deux universités et un hôpital, et elles ont entraîné le déplacement de plus de 13 000 Israéliens.
Les autorités iraniennes ont déclaré qu’environ un millier de personnes avaient été tuées dans les attaques israéliennes, qui ont également visé des sites à Téhéran, la capitale densément peuplée du pays.
Des commandants militaires et des civils ont été tués en Iran. En Israël, 27 des 28 morts étaient des civils, et l’une d’entre elles était un soldat qui n’était pas en service et qui se trouvait chez lui, aux côtés de sa famille.
Israël et l’Iran ont accepté un cessez-le-feu soutenu par les États-Unis en date du 24 juin, après que les États-Unis ont bombardé plusieurs installations nucléaires iraniennes.
Lors d’un dîner à la Maison Blanche avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans la soirée de lundi, le président américain Donald Trump et son envoyé au Moyen-Orient Steve Witkoff ont indiqué que les États-Unis organiseraient un nouveau cycle de négociations avec l’Iran au sujet d’un accord sur le nucléaire. Ils ont également noté que les États-Unis étaient « prêts » à bombarder à nouveau l’Iran si cela devait s’avérer être nécessaire.
« Ils veulent faire la paix et je suis tout à fait d’accord. Si ce n’est pas le cas, nous sommes prêts, disposés et capables de le faire – mais je ne pense pas que nous aurons à le faire », a déclaré Trump aux journalistes.
Mardi, le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que l’Iran restait intéressé par la diplomatie, mais il a ajouté que « nous avons de bonnes raisons de douter de la poursuite du dialogue ».
Ces derniers jours, l’Iran a reçu des messages indiquant que les États-Unis pourraient être prêts à reprendre les négociations, a écrit Araghchi dans un article d’opinion publié dans le Financial Times.
Une source diplomatique française a déclaré mardi que les puissances européennes devraient rétablir les sanctions imposées par les Nations unies à l’encontre de l’Iran s’il n’y avait pas d’accord nucléaire garantissant les intérêts de la sécurité européenne.
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