Un second missile tiré depuis l’Iran détruit par l’OTAN dans l’espace aérien turc
"Concernant l'incident d'aujourd'hui, je rappelle que la persistance et l'obstination dans l'erreur sont à proscrire", a réagi le président Recep Tayyip Erdogan
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Un second missile tiré depuis l’Iran a été détruit par l’OTAN dans l’espace aérien turc, a affirmé lundi le ministère turc de la Défense, alors que les États-Unis ont appelé leurs ressortissants résidant dans le sud-est du pays à quitter la région.
Depuis le début de la guerre, la Turquie était relativement épargnée par les missiles et les drones lancés par l’Iran visant plusieurs pays de la région dans le but de toucher des intérêts américains, malgré la présence de la base aérienne d’Incirlik, utilisée par les forces américaines dans le cadre de l’OTAN, près d’Adana, dans le sud de la Turquie.
Mais le missile intercepté lundi est le deuxième après celui qui se dirigeait vers l’espace aérien turc et a été détruit mercredi par l’OTAN.
« Un missile balistique tiré d’Iran et ayant pénétré l’espace aérien turc a été neutralisé par les éléments de défense aérienne et antimissile de l’OTAN déployés en Méditerranée orientale », a précisé lundi le ministère turc de la Défense.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde l’Iran contre toute « action provocatrice » après l’interception du missile.
« Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d’être entreprises, mettant en péril l’amitié de la Turquie. On ne devrait se livrer à aucun calcul susceptible de ternir nos relations millénaires », a affirmé le chef de l’État turc.
« Concernant l’incident d’aujourd’hui, je rappelle que la persistance et l’obstination dans l’erreur sont à proscrire », a-t-il ajouté.
La Turquie a convoqué l’ambassadeur iranien, ont indiqué des sources du ministère des Affaires étrangères.
Elle avait procédé de la même manière après le premier incident, le 4 mars, au cours duquel les forces de l’OTAN avaient intercepté un missile balistique iranien à destination de la Turquie.
« L’OTAN a de nouveau intercepté un missile se dirigeant vers la Turquie. L’OTAN reste fermement disposée à défendre tous ses alliés contre toute menace », a affirmé sur X la porte-parole de l’OTAN, Allison Hart.
« La France condamne avec la plus grande fermeté le tir de missile iranien intercepté dans l’espace aérien turc », a affirmé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Pascal Confavreux.
« L’Iran doit cesser les frappes injustifiées visant les États de la région. La France se tient aux côtés de ses Alliés et de ses partenaires entraînés dans le conflit contre leur gré », a-t-il ajouté.
Fragments
Des fragments de l’armement sont tombés en terrain découvert dans la région de Gaziantep, à environ 200 kilomètres à l’est d’Adana, ne faisant aucun blessé, a ajouté le ministère turc de la Défense.
« Vers 11H30 (8H30 GMT), un fragment de munition balistique est tombé sur une zone inhabitée surplombant le complexe résidentiel TOKI, dans le district de Guneysehir, à Gaziantep », a indiqué le bureau du gouverneur, précisant qu’aucun dégât n’était à déplorer.
Un fragment de missile est visible au sol sur des images prises sur le chantier par l’agence de presse DHA.
« Nous étions tranquillement chez nous quand soudain nous avons entendu une forte détonation. Comme il y a un chantier à proximité, nous avons pensé que le bruit provenait de là. Mais en allant voir, nous avons aperçu le fragment de missile », a déclaré Ramazan Akpinar, un habitant du quartier, à l’agence de presse DHA.
Il a ajouté que le bruit était fort, mais qu’il n’y avait pas eu d’explosion.
« Nous réitérons avec force notre avertissement à toutes les parties, et en particulier à l’Iran, leur enjoignant de s’abstenir de toute action susceptible de mettre en péril la sécurité régionale », a affirmé le directeur des communications de la présidence turque, Burhanettin Duran.
Les États-Unis ont suspendu lundi leurs services consulaires dans le sud de la Turquie et ordonné au personnel diplomatique non essentiel de quitter la région « en raison des risques pour leur sécurité ».
« Les Américains résidant dans le sud-est de la Turquie sont fortement encouragés à quitter la région dès maintenant », a ajouté le département d’État américain dans un communiqué.
la Communauté du Times of Israël !







