Une femme enceinte dit avoir été agressée dans un bus par un homme religieux à cause de sa tenue
Tal Kostika affirme qu’un homme âgé l’a traitée de “salope”, lui a donné un coup de coude dans le ventre et lui a craché dessus dans une banlieue de Haïfa ; la police enquête
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Une femme enceinte a été agressée physiquement et verbalement la semaine dernière dans une banlieue de Haïfa par un homme juif pratiquant qui l’a traitée de « salope» parce qu’elle portait un débardeur et un legging, selon un reportage diffusé sur la chaîne N12 lundi qui citait le témoignage de la victime.
Tal Kostika a raconté à N12 qu’elle attendait à un arrêt de bus à Nesher, une ville de la banlieue de Haïfa, mercredi dernier, lorsqu’un homme religieux d’un certain âge s’est approché d’elle et lui a crié : « Salope, tu vas mourir. »
« Il m’a menacée en disant que je ne pourrais pas monter dans le bus habillée comme ça », a-t-elle poursuivi.
« Deux personnes se sont approchées de lui et lui ont dit de rester loin de moi, mais il a continué. »
Kostika a indiqué avoir appelé la police et avoir pris une photo de l’homme, mais le bus est arrivé avant l’arrivée des forces de l’ordre. Elle est ensuite montée dans le bus et a demandé au chauffeur de ne pas laisser monter l’homme, car elle craignait pour sa sécurité.
Malgré sa demande, le chauffeur a répondu qu’il n’empêcherait pas l’homme de monter à bord, selon Kostika.
מחבקת את טל קוסטיקה.
ישראל תחזור להיות מדינה של משילות וביטחון.
ישראל תחזור להיות מדינה שבה כל אישה יכולה ללכת ברחוב בבטחה, בכל שעה, ללא פחד.
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ישראל תחזור להיות מדינה שבה אין מקום… pic.twitter.com/cen3LZ4Ivl— Orly Harel (@OrlyHar) July 6, 2026
« Il m’a dit que ce n’était pas son problème et qu’il devait continuer son trajet », a-t-elle déclaré.
Peu après, l’homme s’en est pris à Kostika, la poussant violemment contre la porte et lui donnant un coup de coude dans le ventre, a-t-elle dit. Il l’a également insultée et lui a craché dessus, a-t-elle ajouté.
Après cette agression, Kostika a été conduite à l’hôpital pour s’assurer que sa grossesse n’était pas en danger. Elle a ensuite déposé une plainte auprès de la police et une réclamation auprès de la société de transport Egged, qui exploite le bus dans lequel l’agression présumée aurait eu lieu.
« Ça va faire peur de se promener maintenant », a expliqué Kostika, soulignant que Nesher est une ville où cohabitent laïcs et religieux.
« Je ne devrais pas avoir à avoir peur ni à me soucier de ma tenue quand je prends le bus. »
« Si je ne suis pas en sécurité près de chez moi, alors où le serai-je ? », a-t-elle demandé.
« Je suis encore traumatisée », a-t-elle ajouté.
« J’essaie de rester forte parce que je suis enceinte et que j’ai un petit enfant à la maison, mais il s’agissait bel et bien d’une agression. »
Me Ilanit Soibelman, avocate au sein du groupe juridique Israel Women’s Network, a déclaré que cette agression s’inscrivait dans une tendance plus large visant à « exclure les femmes ».
« Tal a reçu un coup au ventre alors qu’elle était enceinte et s’est vu refuser l’accès au bus simplement parce qu’elle portait un débardeur et un legging », a-t-elle souligné.
« Il s’agit d’une agression grave et d’une tentative d’exclusion des femmes des espaces publics, par des moyens violents et illégaux. »
Dans un communiqué, la société Egged a déclaré regretter « la difficile épreuve vécue par la passagère ».
La société de transport a contesté certains éléments du récit de Kostika, affirmant que son enquête interne montrait que l’agression avait eu lieu « à la station, à l’extérieur du bus, entre la passagère et une autre personne, et ne relevait donc pas de la responsabilité d’Egged ».
Egged a déclaré qu’elle coopérerait avec la police dans le cadre de l’enquête. La police israélienne a indiqué que cette affaire faisait toujours l’objet d’une enquête.
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