Une femme inculpée à Haïfa pour avoir diffusé des « infox » au profit du Hamas
Selon la police israélienne et le Shin Bet, la femme, qui vit à Kiryat Motzkin, aurait aidé le Hamas pour « soutenir la résistance contre Israël » et terroriser la population israélienne
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Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.
Une femme de 51 ans, originaire du nord d’Israël, a été arrêtée ces dernières semaines. Elle est soupçonnée d’avoir agi pour le compte du Hamas pendant la guerre qui avait été déclenchée par le pogrom commis par le groupe terroriste, le 7 octobre 2023, ont annoncé vendredi le Shin Bet et la police israélienne.
Selon un communiqué conjoint, Rania Dandan, une habitante de Kiryat Motzkin, aurait aidé le Hamas « par désir de soutenir la résistance contre l’État d’Israël », notamment en contribuant à la gestion de faux profils sur les réseaux sociaux liés au Hamas, qui diffusaient des « infox » dont la nature n’a pas été précisée et qui, selon les agences de sécurité, visaient à faire se répandre la peur au sein de la société israélienne.
Ses actions présumées se seraient inscrites dans le cadre d’une campagne plus large menée par le Hamas depuis l’étranger, en lien avec son réseau en Cisjordanie, avec des initiatives lancées dans un contexte de « guerre psychologique » par le biais de la désinformation.
Une mise en examen a été déposée contre Dandan par le bureau du procureur du district de Haïfa. Le Shin Bet et la police israélienne ont expliqué qu’ils continueraient à agir pour contrecarrer les activités terroristes et pour traduire en justice toutes les personnes impliquées.
Le Hamas a largement utilisé les réseaux sociaux dans son conflit avec Israël.
La radio militaire avait ainsi rapporté, au mois de novembre dernier, qu’une unité de renseignement spécialisée du Hamas avait constitué une base de données détaillée sur plusieurs années en rassemblant des milliers de publications sur les réseaux sociaux par des soldats – y compris des photos et des vidéos. Cette unité s’était spécifiquement concentrée sur un modèle de char, le Merkava Mark 4, le véhicule blindé le plus avancé de l’arsenal de l’armée israélienne.
Selon la station, le Hamas avait découvert l’existence d’un dispositif caché permettant de désactiver le char et de le rendre inutilisable – dispositif qu’il avait utilisé lors de ses attaques contre les bases de l’armée israélienne stationnées le long de la frontière avec Gaza, le 7 octobre, en particulier lorsqu’il avait pris d’assaut la base de Nahal Oz, où 53 soldats avaient été tués et dix pris en otage.
L’unité de renseignement, qui aurait compté quelque 2 500 agents, avait créé des dizaines de milliers de faux comptes sur les réseaux sociaux afin de suivre des centaines de milliers de soldats de l’armée israélienne dans l’espoir que ces derniers publient des informations sensibles et classifiées sur leur équipement et leurs bases.
Au mois de mars, Said Hassanin, journaliste et commentateur sportif arabe israélien, avait été inculpé pour avoir été en contact avec des agents étrangers et pour s’être identifié à une organisation terroriste à la suite d’une interview qu’il avait accordée à une chaîne de télévision gérée par le Hamas.
Maryam Halaika, 22 ans, originaire de Kafr Qasim, avait été mise en examen au mois de novembre dernier pour incitation au terrorisme et soutien à une organisation terroriste, après avoir publié plusieurs messages sur Facebook semblant faire l’éloge du Hamas dans les jours qui avaient suivi le 7 octobre.
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