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Une femme ultra-orthodoxe dénonce la ségrégation dans les bus israéliens

Une israélienne ultra-orthodoxe témoigne des agressions dont elle est la cible pour refus de s'asseoir à l'arrière des bus

Illustration d'un bus à Jérusalem. (Crédit : Miriam Alster/ Flash90)
Illustration d'un bus à Jérusalem. (Crédit : Miriam Alster/ Flash90)

La ségrégation dénoncée par cette israélienne pratiquante est celle faite entre les hommes et les femmes dans les bus qui traversent les villes ultra-orthodoxes comme celle de Bnei Brak.

Chani Weiser ne souhaite aucunement être à l’origine d’une polémique. Comme elle l’explique au journal Haaretz, elle n’est pas féministe : « Je ne crois pas à l’égalité des droits, et ne demande pas (en tant que femme) des droits supplémentaires (…). J’accepte ma place dans la hiérarchie sociale juive, je ne veux pas porter des téfilines ou prendre la place des hommes au sain du leadership juif. Je veux seulement une seule petite chose – je n’aime pas m’asseoir à l’arrière des bus ».

Chani Weiser explique que cette règle n’est aucunement liée à la Halakha (loi juive). Selon elle, il s’agit d’une coutume dégradante, une règle qui s’est imposée dans les bus fréquentés par la population Haredi.

Cette dernière explique qu’elle essaye de lutter contre ce dictate. Ainsi, elle s’assoit à l’avant des bus, elle met ses écouteurs sur les oreilles et tente de se faire toute petite, rapporte Haaretz.

Mais les usagers de ces bus ne l’entendent pas de cette oreille. Elle déclare qu’elle finit souvent en pleurs mais ne bouge pas de son siège.

Chani Weiser témoigne des agressions verbales dont elle est victime même par des femmes qui la traitent d’impertinente. Elle est constamment fixée, les usagers chuchotent sur son comportement et n’ont de cesse de lui demander de changer de place.

Elle répond poliment par la négative et se justifie en disant que son rabbi lui a donné l’autorisation de s’asseoir à l’avant des bus.

Le Centre de Recherche et d’Information de la Knesset a découvert que certains bus ignorent certains arrêts qui ne se trouvent pas dans des quartiers religieux, rapporte Haaretz.

Selon un rapport de 2010 du groupe Hiddush, il existerait 63 lignes officielles de bus qui appliquent la ségrégation entre hommes et femmes. Il faudrait aujourd’hui ajouter des douzaines d’autres lignes, déclare Chani Weiser.

Des incidents de violences et d’agressions verbales sont le quotidien de ces lignes de bus qui devraient faire l’objet d’inspections régulières par le ministère des Transports selon une décision rendue par la Haute Cour.

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