Saddam Oday, l’une des personnes prises au piège dans la maison qui a été attaquée aujourd’hui dans le village palestinien de Qusra, en Cisjordanie, a raconté que les soldats ont lancé des gaz lacrymogènes à l’intérieur de la maison et qu’ils ont arrêtés ceux qui se trouvaient à l’intérieur, mais qu’ils l’ont toutefois laissé partir.
L’armée israélienne n’a arrêté aucun des extrémistes juifs ; elle leur a permis de quitté les lieux, a-t-il ajouté.
Le propriétaire de la maison, Luay Bayruti, a expliqué que lorsque les soldats sont arrivés, ils ont menotté, bandé les yeux et frappé ceux qui se trouvaient à l’intérieur, avant de les relâcher par la suite.
L’armée a déclaré dans un communiqué que des soldats et des membres des forces de la police des frontières étaient intervenus sur les lieux pour évacuer les « émeutiers » et protéger les habitants de la maison.
L’armée n’a pas encore répondu à une demande de commentaires sur les raisons pour lesquelles elle aurait tiré des gaz lacrymogènes sur la maison, et arrêté et frappé les occupants.
Selon Bayruti, après avoir appelé l’armée à l’aide, lui et six autres personnes sont restés pris au piège à l’intérieur de la maison pendant plus d’une heure, sous les jets de pierres des partisans du mouvement pro-implantations.
Bayruti a montré à un journaliste de Reuters son bras bandé, qui aurait été atteint par une pierre lors de l’attaque.
Oday, un secouriste, a précisé que quatre des personnes prises au piège ont été blessées par les gaz lacrymogènes. Deux autres présentent des blessures causées par les pierres lancées par les résidents d’implantations.
Cette attaque s’est produite à quelques centaines de mètres des trois maisons assiégées ce mois-ci par des résidents d’implantations, une action qui a suscité une condamnation internationale et entraîné un déploiement massif de l’armée israélienne qui, selon les habitants, les a complètement enfermés chez eux.
« Ils ont repéré les habitants qui travaillaient sur leur maison, qui est encore en construction, et ils ont commencé à lancer des pierres », a expliqué Loui Abu Ridi, un Palestino-Américain dont la maison était l’une des trois assiégées ce mois-ci. Il a déclaré avoir assisté à l’attaque d’aujourd’hui depuis son domicile.