Une frappe de Tsahal contre le chef du Hamas à Gaza fait cinq morts, dont une mère et sa fille
Ali al-Amoudi, ancien proche de Sinwar, s'est imposé comme une figure clé du groupe terroriste, alors que le vote interne pour désigner la direction de l'organisation est au point mort
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Ali al-Amoudi, le chef de facto du groupe terroriste dans l’enclave, a été pris pour cible par une frappe aérienne israélienne qui a été menée dans la nuit de vendredi à samedi à Gaza-City, a fait savoir une source de la sécurité. Les médias palestiniens ont quant à eux fait état de cinq morts, parmi lesquels des femmes.
On ignore si Amoudi a été tué.
La frappe s’est abattue sur un immeuble situé dans l’ouest de Gaza-City. Parmi les victimes figuraient Maisaa Abu Dawood et sa fille Mary, toutes deux membres de l’Église grecque orthodoxe de Gaza, ont fait savoir les médias palestiniens.
Des vidéos relayées sur Internet montraient, samedi, un cortège funèbre en leur honneur à l’église Saint-Porphyre, à Gaza-City.
La Dr Yasmin Al-Bobo, directrice du département multimédia de l’université de Palestine, sa mère et un homme de 21 ans ont également été identifiés parmi les victimes.
Le nom d’Amoudi n’apparaissait pas dans la liste des victimes publiée par les médias palestiniens. Les équipes de secours seraient toutefois toujours à la recherche d’autres personnes portées disparues.
L’armée israélienne n’a pas encore commenté cette frappe.
Amoudi, proche confident du chef récemment assassiné du Hamas Yahya Sinwar, avait été libéré d’une prison israélienne lors de l’échange de prisonniers de 2011 concernant Gilad Shalit – le même accord qui avait permis la libération de Sinwar -. Il avait ensuite dirigé le bureau de Sinwar, avant de prendre la tête de l’appareil médiatique du Hamas.
Amoudi, qui s’est imposé comme une figure centrale après l’assassinat de hauts dirigeants du Hamas, assure désormais de facto la conduite des affaires du groupe terroriste dans la bande de Gaza, plus particulièrement les activités de son bureau politique.
Khalil al-Hayya, qui est basé au Qatar, a été élu chef suprême du Hamas en juillet – une victoire qui a poussé le groupe à organiser une élection interne distincte pour le remplacer à la tête de son bureau politique à Gaza.
À ce jour, ce scrutin n’a toujours pas désigné de vainqueur. Le premier tour opposant Amoudi à Nizar Awadallah se serait soldé par un résultat inexploitable, certains électeurs ayant déposé des bulletins blancs. Le second tour a ensuite été suspendu après qu’Awadallah a contesté certains aspects du processus électoral.
Par ailleurs, l’armée israélienne a annoncé samedi que deux responsables du Jihad islamique palestinien avaient été tués la veille dans des frappes distinctes à Gaza-City.
L’une de ces frappes a causé la mort d’Ahmed Mahmoud Harb Ramlawi qui, selon l’armée israélienne, occupait le poste de commandant au sein de l’unité chargé des roquettes du bataillon Shejaiya du Jihad islamique.
La seconde frappe a coûté la vie à Munir Ibrahim Masri, commandant d’une escouade antichar du Jihad islamique, a précisé l’armée.
חיל-האוויר תקף אתמול בעיר עזה וחיסל את המחבל אחמד מחמוד חרב רמלאוי, מפקד ביחידה הרקטית של גדוד ש'געייה בזרוע הצבאית של ארגון הטרור הג'יאהד האיסלאמי פלסטיני.
בתקיפה נוספת אתמול במרחב העיר עזה, חוסל מהאוויר המחבל מוניר אברהאים מצרי, ראש חוליית טילי נ"ט בארגון הגא"פ.
לאורך המלחמה… pic.twitter.com/3Gz6inuVDy
— Israeli Air Force (@IAFsite) October 3, 2026
Ces deux terroristes avaient lancé des attaques qui visaient des soldats et des civils israéliens, et tentaient par ailleurs de reconstituer les capacités du Jihad islamique, « en violation systématique de l’accord de cessez-le-feu », a déclaré l’armée israélienne dans un communiqué.
Ces frappes du week-end font suite à l’annonce par l’armée de la mort de deux membres du Hamas dans des frappes distinctes réalisées au cours de la semaine.
Les cibles ont été identifiées par l’armée comme étant Izz al-Din al-Bik, qui avait supervisé la détention d’au moins 15 otages israéliens pendant la guerre et qui avait pris part au pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, ainsi que Tamer Hamaida, tireur d’élite au sein de la branche armée du Hamas.
Selon le ministère de la Santé de l’enclave, administré par le Hamas, ce sont plus de 74 200 personnes qui ont été tuées à Gaza depuis les attaques meutrières lancées par le Hamas le 7-Octobre, dont plus de 1 400 depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025. Un bilan qui ne fait toutefois pas la distinction entre hommes armés et civils.
L’armée israélienne estime que le bilan général du Hamas est globalement exact. Les responsables de l’armée israélienne évaluent en effet à deux ou trois le nombre de civils tués pour chaque terroriste abattu.
L’armée israélienne déclare avoir tué plus de 24 000 hommes armés à Gaza et 1 200 autres terroristes sur le territoire israélien lors du pogrom du 7-Octobre.
Israël affirme s’efforcer de limiter au maximum les pertes civiles, soulignant que le Hamas utilise les civils de Gaza comme autant de boucliers humains, opérant depuis des zones civiles, notamment des habitations, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
Le cessez-le-feu qui a été signé octobre 2025 sous l’égide des États-Unis a permis de mettre fin aux principaux combats dans ce territoire dévasté, mais il n’a pas réussi à faire cesser les frappes de l’armée israélienne, qui, affirme-t-elle, ont pour but de contrecarrer les attaques du Hamas et d’autres terroristes de Gaza. L’enclave reste divisée en deux zones distinctes, l’une contrôlée par Israël et l’autre par le Hamas.
Les efforts déployés par les États-Unis pour parvenir à un accord global prévoyant le désarmement du Hamas et le retrait d’Israël sont au point mort, en raison de désaccords sur les modalités de ce processus.
la Communauté du Times of Israël !







