Une incursion du collectif « Nous vivrons » dans l’émission « La riposte » d’Akim Omiri sur Radio Nova
Radio Nova est devenue une antenne très engagée sous la houlette du "banquier rouge" Matthieu Pigasse
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Sur le fil Instagram du collectif Nous Vivrons, on peut découvrir la vidéo de cette incursion, accompagnée de séquences sur les états de service d’Akim Omiri (posts sociaux, reposts de messages complotistes, insultes ad hominem et homophobes, etc.) avec en commentaire ces mots : « Hier, @nous_vivrons s’est infiltré sur la scène d’enregistrement de l’émission « La Riposte » pour confronter l’antisémitisme de @akimomiri et de son sponsor @laradionova de Matthieu Pigasse. Conclusion de notre Secrétaire Générale Caroline Maury : ‘quand on finit par trouver que rien n’est antisémite, on peut peut-être se dire qu’on fait partie du problème.’ et le message s’achève par ces mots qu’on va retrouver dans la manifestation dans la rue devant les studios de Radio Nova « Silence radio pour les fachos ».
Un autre post sur le fil de « Nous Vivrons » fait état de la réponse d’Omiri. Il explique : « Suite aux manifestations de « Nous Vivrons » devant l’enregistrement de son émission « La Riposte », @akimomiri nous a répondu dans sa dernière chronique. Il prétend qu’on lui « reproche sa critique du gouvernement israélien », rayon paralysant communément utilisé par la meute de la @franceinsoumise pour museler les militants qui luttent contre l’antisémitisme. Mais non Akim Omiri, nous vous accusons d’antisémitisme, vous et toute la bande de fachos de @laradionova. La preuve, en images. AKIM, DIEUDO, MÊME COMBAT ! #Stopantisemitisme #RadioNova #LaRiposte #AkimOmiri #LFI »
Ce qu’on voit dans la vidéo
Mais revenons à la vidéo initiale. Qu’y voit-on ? Akim Omiri est assis à sa place, derrière son bureau digne d’un « late show » à l’américaine et sur le siège de l’invité est venue s’asseoir Caroline Maury la secrétaire générale de « Nous Vivrons » qui affirme dans un brouhaha généralisé : « Le problème, vous savez ce qu’est le problème ? C’est qu’on finit par trouver que rien n’est antisémite, on peut peut-être se dire qu’on fait partie du problème. Parce que ce qui est sûr aujourd’hui c’est que les mots amènent des passages à l’acte. Et qu’aujourd’hui les Juifs en sont les premières victimes. »
Sur fond d’incrustation rappelant que les actes antisémites ont bondi de plus de 1 000 % depuis le pogrom du 7 octobre 2023 mené par le Hamas contre Israël, Caroline Amaury poursuit « Je peux vous dire que les Juifs vos blagues ça ne les fait pas rire ».
On entend ensuite Akim Omiri répondre : « J’entends qu’il y a une montée de l’antisémitisme en France, moi ce que je te demande c’est qu’est-ce que j’ai dit d’antisémite ? ». Suit un extrait d’une précédente vidéo dans lesquels il s’attaquait au CRIF en rapprochant de la pédophilie dont François Bayrou se moquerait.
Et on revient à Omiri en plateau qui dit : « A un moment donné moi je te demande de me reprocher des trucs concrets. » Nouveau plan de coupe. On le voit utiliser une scène de « La Vérité si je mens » pour s’en moquer en l’utilisant comme lancement d’une émission, puis la fameuse scène où il s’attaque directement à la Présidente de l’Assemblée Nationale, Yaël Braun-Pivet (qui est juive), vouée aux gémonies pour avoir rappelé son soutien sans faille à l’état hébreu (et renvoyée de ce fait à ses origines juives), elle est accusée de fermer les yeux sur l’affaire Epstein, ce dernier étant – comme le reprennent, sans preuves, jusqu’à l’écœurement les sites complotistes et notamment Alain Soral, mais donc aussi Omiri – un agent du Mossad !
Caroline Maury : « quid, demande-t-elle, tous les reposts de comptes complotistes, comptes soraliens, ça aussi y’a rien d’antisémite dans tout ça ? ». Silence en réponse et nouveaux plans de coupes sur les reposts d’Omiri, d’accusations d’assassinats massifs par Tsahal d’enfants non avérés à des soutiens aux manifestants allemands pour le Hamas, au soutien franc et massif de Soral, en passant par l’affaire Richard Berry (qui est juif) que le post initial appelle de son vrai nom « Richard Elie Benguigui », l’homophobie d’Alain Soral et Xavier Poussard adulé par les complotistes de « Faits et documents » ou encore le post du délirant Didier Maïsto (ex-Sud Radio) qui cible Gabriel Attal (qui est juif) et son compagnon souhaitant faire appel à la GPA pour avoir un enfant, la mise en cause de la Justice aux mains des « puissants », sans oublier un petit concentré du complotisme dans un tweet de « AuBonTouiteFrançais » qui dit : « Quand t’as réussi à faire croire que 2 avions ça fait tomber trois tours, qu’un trans est une première dame, qu’un pseudo-vaccin empêche les ‘formes graves’ et qu’un mégot ça fait flamber des cathédrales, tu peux absolument tout faire croire. « Ils » goberont tout. Vraiment TOUT ! »
Mais on revient sur le plateau pour entendre Omiri dire « Là aujourd’hui par exemple, on va parler de Patrick Bruel, si vous m’attaquez en disant ‘oh comme par hasard vous parlez de Patrick Bruel’ c’est malhonnête ». Un cri vient de la salle : « et pourquoi elle a crié Patrick Bruel quand on est venu ». Elle c’est Marie Desroles, chroniqueuse de La Riposte qui dans la rue s’est gaussée du groupe des manifestants sur le thème « ils veulent aller au concert de Patrick Bruel… Bruel violeur ! »
Omiri semble étonné : « elle vous a parlé de Patrick Bruel quand vous êtes venus ? Marie elle est là, elle a parlé de Depardieu, de Morandini et de Bruel » Un « Mytho » vient s’afficher sur la vidéo. « … et vous avez coupé pour garder que Bruel » hurle Omri, tandis que Caroline Maury éclate de rire. Et la vidéo du collectif de reprendre la preuve en images, alors qu’on entend fuser dans la rue du studio de Nova « Pigasse, Pigasse ! A la Hamas », on voit bien les propos sans ambiguïté tenus par Marie Desroles.
Retour en plateau, Caroline Maury dit : « Peut-être que c’est intéressant aussi de se dire que finalement les victimes globalement on les croit, sauf quand c’est les Juifs. Et quand les Juifs disent qu’ils sont victimes d’antisémitisme, on ne les croit pas. »
La séquence s’achève par le slogan crié « Silence radio pour les fachos ! » avec ces mots : « On lui a quand même laissé notre rapport annuel de l’antisémitisme 2025 dédicacé… » et la dédicace dit : « Pour Akim Omiri, pas de radio pour les Fachos ! »
Omri, c’est qui, c’est quoi ?
Le fil Instagram d’Akim Omiri, suivi par plus de 665 000 « followers », c’est près de 1 100 publications très militantes et orientées anti-système, anti-RN, pro-LFI et naturellement très ambigüe pour le moins sur les Juifs mais très clair sur un antisionisme assumé qui lui a valu d’être reçu tout récemment par Pascal Boniface dans son podcast ultra-orienté et obsessionnellement anti-israélien pour le moins.
Son émission « La riposte » sur Radio Nova est clairement le deuxième fer au feu de la riposte d’extrême-gauche théorisée et assumée par le « banquier rouge » Mathieu Pigasse après « La dernière », dont l’équipe est composée de recalés de France Inter autour de Guillaume Meurice qui avait traité le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de « sorte de nazi sans prépuce », et de Pierre-Emmanuel Barré qui vient récemment, dans un sketch de souhaiter une mort violente à Gabriel Attal et à Sophia Aram, sans oublier Aymeric Lompret qui, dans l’après 7-Octobre, avait notamment fait spectacle commun avec Blanche Gardin et fait répéter à l’unisson le public hilare « nous sommes tous des antisémites ».
Akim Omiri, né le 14 septembre 1985 au Havre, est selon ce que l’on peut trouver de lui sur le Net, un ancien boxeur et survivant d’un cancer durant sa jeunesse. Il s’est fait connaître par le stand-up (remportant la « Coupe du monde pour rire » en 2010) et sur YouTube, où il cumule près de 700 000 abonnés.
Après un premier spectacle intitulé « Akim Omiri est super gentil » en 2017, il est revenu sur scène en 2024 avec « Contexte », un spectacle au ton très engagé traitant de sujets comme la cancel culture et les théories complotistes.
C’est depuis le 18 mars 2025, qu’Omiri anime quotidiennement l’émission « La Riposte » sur Radio Nova. Diffusé à 12h30, le programme se présente comme le « cortège de tête d’une manif » et le « QG » d’une résistance contre une droitisation présumée des médias traditionnels.
L’émission repose sur plusieurs piliers. Une équipe de chroniqueurs d’abord, avec Marie Desroles dont on a déjà parlé mais aussi Morgane Meli, Richard Sabak et Le Roi Borgne. Un format hybride pour un programme diffusé à la radio, en podcast, et qui fait l’objet d’une captation vidéo intégrale sur YouTube. Enfin une dimension scénique avec des enregistrements publics régulièrement organisés dans des salles parisiennes telle que La Divine Comédie.
Le succès (relatif) est au rendez-vous mais Akim Omiri et son émission font l’objet de plusieurs critiques et accusations. Comme des tensions internes et management, rapportées en avril dernier par le journal Libération, au sein du groupe Combat (propriétaire de Radio Nova), évoquant des relations difficiles entre l’humoriste et les équipes de la station. Certains critiques soulignent également un paradoxe entre son image de « rebelle anti système » et sa proximité affichée avec son actionnaire, le riche Matthieu Pigasse.
Au-delà de Nous Vivrons, des observateurs et des militants associatifs accusent Akim Omiri de relayer sur ses réseaux sociaux (notamment X) des comptes liés à la complosphère ou à l’extrême droite, tels que « AuBonTouiteFrançais » ou des cercles « soraliens » (les vidéos de Nous Vivrons en témoignent).
Les dérapages ne manquent pas dans l’émission, tout autant que dans « La dernière », des chroniqueurs de « La Riposte » étant également ciblés par des critiques, tel Richard Sabak notamment accusé d’avoir relayé des thèses complotistes transphobes visant Brigitte Macron ou d’avoir tenu des propos jugés transphobes à l’antenne.
Quant à l’antisémitisme, bien qu’Akim Omiri se défende de tout racisme (y compris face à Boniface), des critiques comme Alain Granat de Jewpop l’avait déjà accusé de flirter avec un genre d’humour antisémite par le biais des comptes qu’il promeut ou de certaines thématiques abordées, comparant son évolution à celle de Dieudonné. Akim Omiri a publiquement répondu à certaines de ces accusations (notamment celles de Libération et de Guillaume Erner sur France Culture) lors de ses chroniques dans « La Riposte », qualifiant ses interventions de « mode bagarre » contre les médias dominants.
la Communauté du Times of Israël !







