Une militante anti-gouvernement arrêtée pour avoir appelé à destituer le « traître » Netanyahu
Une enseignante de l'université de Tel Aviv dit qu'il est temps de se "rebeller vraiment" contre le gouvernement et déclare à Netanyahu : "Nous allons vous chercher" ; la police l'accuse d'incitation à la violence
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Vendredi, la police a arrêté Yolanda Yavor, militante anti-gouvernement originaire d’Or Akiva et enseignante à l’université de Tel Aviv, pour des publications sur les réseaux sociaux qui inciteraient à la violence à l’encontre du Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres personnalités.
« Le seul choix possible est d’être — c’est-à-dire de combattre le traître, ses porte-parole, ses maudits collaborateurs et ses milices bon marché des Corps francs de toutes nos forces et par tous les moyens à notre disposition — ou de ne pas être », a-t-elle écrit sur Facebook.
« Mes frères et mes soeurs, faites le bon choix », a-t-elle ajouté. « Il n’y aura pas de deuxième chance. »
« Nous disions ‘Démocratie ou rébellion’, vous vous souvenez ? », a-t-elle poursuivi, faisant référence au célèbre slogan des manifestations pour la démocratie. « Alors ce sera la rébellion. Mais une vraie, comme celle importée de Roumanie. Pas une version AliExpress-Kaplan. »
Elle a intégré les hashtags « Les dictateurs ne sont pas renversés par les urnes », « Netanyahu est un traître » et « Nous venons vous chercher ».
Yavor, qui est maître de conférences au département d’études arabes et islamiques de l’université de Tel Aviv, comparaîtra demain devant un juge du tribunal de première instance de Haïfa. La police cherche en effet à prolonger sa détention provisoire de cinq jours.
Yavor avait déjà été arrêtée en septembre. Elle était alors accusée d’incitation à la révolte contre Netanyahu.
À l’époque, elle avait relayé une vidéo de l’incendie de la maison du Premier ministre népalais, l’accompagnant d’une légende encourageant un tel acte contre Netanyahu. Un juge avait suggéré à Yavor de supprimer sa publication, ce qu’elle avait accepté. Elle avait été assignée à résidence pendant plusieurs jours, avec certaines restrictions.
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