Une organisation sioniste chrétienne riposte aux patriarches opposés au mouvement
Des chefs des Églises de Jérusalem avaient classé, la semaine dernière, le sionisme chrétien parmi les « idéologies néfastes » promues par certains individus en Israël
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Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Après que les chefs des principales Églises chrétiennes de la région ont publié la semaine dernière une déclaration condamnant le sionisme chrétien, une importante organisation sioniste chrétienne internationale basée à Jérusalem leur a répondu, soulignant que « le rétablissement promis d’Israël à l’époque moderne bénéficie de nombreuses références bibliques, tant dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau Testament ».
« Le retour des Juifs en Terre d’Israël reflète et affirme la nature et le caractère fidèles de Dieu, qui tient toujours les promesses de son alliance, renforçant ainsi la foi chrétienne plutôt que de lui nuire ou de l’affaiblir », a ainsi indiqué l’Ambassade chrétienne internationale de Jérusalem, après que les patriarches et les chefs des Églises de Jérusalem ont classé le sionisme chrétien parmi les « idéologies néfastes » promues par certains individus en Israël.
« Le retour promis des Juifs à Sion a été enseigné et adopté par de nombreux chrétiens tout au long de l’histoire de l’Église, par des apôtres originels et par certains des premiers pères de l’Église – et ce jusqu’aux ecclésiastiques médiévaux, en passant par les mouvements protestants et évangéliques modernes », a expliqué l’ICEJ. « Le sionisme chrétien est donc antérieur au supersessionisme, et survivra à sa disparition. »
L’ICEJ a joué un rôle indépendant crucial dans la diplomatie israélienne. Il a notamment contribué à convaincre plusieurs pays du Pacifique et d’Amérique latine à transférer leur ambassade à Jérusalem.
« Nos Écritures chrétiennes communes nous enseignent qu’il est préférable d’aborder nos divergences en matière de doctrine et de croyances dans le cadre d’un dialogue direct entre frères, plutôt que par le biais des médias », a ajouté l’ICEJ.
Pour sa part, le Patriarcat latin, qui fait partie des chefs d’Églises, n’a pas relayé la déclaration condamnant le sionisme chrétien sur son site web ou sur ses réseaux sociaux.
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