Washington enquête sur plusieurs facultés pour leurs pratiques d’admission et actions anti-Israël
Le ministère de l'Éducation enquête sur 2 universités californiennes pour leur inertie face à l'antisémitisme ; selon le ministère de la Justice, les pratiques d'admission de Duke favorisent les Noirs et les Hispaniques
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Washington — L’administration du président américain Donald Trump a pris pour cible jeudi de nouvelles universités au sujet de questions telles que l’origine ethnique et la diversité dans les procédures d’admission, ainsi que les manifestations anti-Israël, marquant ainsi la dernière vague de mesures répressives du gouvernement fédéral à l’encontre des établissements d’enseignement américains.
Le ministère américain de la Justice a affirmé que les pratiques d’admission de la faculté de droit de l’université Duke favorisaient les candidats noirs et hispaniques, s’appuyant sur les conclusions d’une enquête fédérale.
Selon le ministère, l’établissement « privilégie la diversité raciale dans ses admissions » et « un candidat noir ou hispanique a nettement plus de chances d’être admis à la faculté de droit de Duke qu’un candidat blanc ou asiatique présentant les mêmes résultats scolaires ».
Le ministère de la Justice a indiqué qu’il cherchait à parvenir à un accord amiable.
« Duke s’engage à respecter la loi et continuera à le faire conformément à notre mission académique », a déclaré l’université, ajoutant qu’elle examinait actuellement la lettre du ministère.
Le ministère avait formulé les mêmes allégations cette année concernant les pratiques d’admission des facultés de médecine de l’université de Californie et de Yale. Ces établissements avaient répondu que leurs pratiques reposaient sur le mérite.
Trump, qui qualifie les objectifs de diversité « d’anti-méritocratiques » et de « discriminatoires envers les Blancs et les hommes », a signé des décrets visant à les abroger. Les défenseurs des droits affirment que les politiques de diversité visent à remédier aux inégalités historiques subies par les groupes marginalisés.
En 2023, la Cour suprême américaine avait déjà rejeté la discrimination positive dans les universités, lorsqu’elle avait invalidé les programmes d’admission prenant en compte l’origine ethnique à Harvard et à l’université de Caroline du Nord.
Par ailleurs, le ministère de l’Éducation a déclaré enquêter sur l’université d’État de San José et l’université d’État de San Francisco, en Californie, à propos de manifestations anti-Israël.
Le ministère a indiqué avoir reçu des plaintes concernant ces universités, qui leur reprochaient de ne pas avoir réagi aux accusations d’antisémitisme sur les campus. Il a fait état de rapports d’hostilité à l’égard des étudiants juifs, de « graffitis antisémites » et de manifestations anti-Israël qui, selon lui, ont perturbé les cours.
Les deux universités ont condamné la discrimination, notamment l’antisémitisme et le racisme anti-islam, et affirment prendre très au sérieux les préoccupations liées à la discrimination. Elles ont déclaré qu’elles répondraient au ministère dans le cadre de sa procédure d’enquête.
L’université d’État de San José a déclaré qu’une citation attribuée dans le communiqué de presse du ministère de l’Éducation à un ancien administrateur de l’université – établissant une distinction entre les « bons Juifs » et les « mauvais Juifs » en fonction de leur soutien au gouvernement israélien – n’avait « jamais été prononcée par aucun représentant de l’université ».
L’administration Trump accuse les manifestants anti-Israël d’être antisémites et de soutenir des extrémistes.
Les manifestants affirment que le gouvernement qualifie à tort de soutien à l’extrémisme les critiques de la guerre déclenchée par le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza et des politiques israéliennes à l’égard des Palestiniens.
L’administration Trump a pris pour cible les universités en menant des enquêtes et en brandissant la menace de suspendre les financements en raison de manifestations anti-Israël, d’initiatives en faveur de la diversité, de politiques relatives aux personnes transgenres et de programmes sur le climat, ce qui a suscité des inquiétudes quant à la liberté d’expression, au respect des garanties procédurales et à la liberté académique.
Lundi, la secrétaire à l’Éducation, Linda McMahon, a appelé les universités à s’engager à mettre en œuvre des réformes d’ici la fin de l’année 2026. L’Association nationale de l’éducation (NEA), le plus grand syndicat d’enseignants des États-Unis, a exhorté les universités à rejeter cet appel.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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