Wizz Air annule ses vols prévus lundi et mardi vers et depuis Israël ; les autres compagnies ne sont pas affectées
L'espace aérien d'Israël reste ouvert, seules une compagnie low-cost hongroise et Austrian Airlines annulent leurs vols ; le ministère des Transports envisage de limiter le nombre de passagers dans les aéroports
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Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Lundi, ce sont deux compagnies aériennes européennes qui ont suspendu leurs vols à destination et en provenance d’Israël après que l’Iran a recommencé à lancer des roquettes. D’autres compagnies ont choisi de s’en tenir à leurs horaires habituels. Contrairement aux précédentes vagues de combats avec la République islamique, l’espace aérien d’Israël reste ouvert.
La compagnie low-cost hongroise Wizz Air et Austrian Airlines ont temporairement suspendu tous leurs vols vers et depuis l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv après que l’Iran, pour la première fois depuis deux mois, a tiré des missiles balistiques sur Israël.
Invoquant « l’escalade actuelle dans la région » impliquant l’Iran et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, la compagnie low-cost hongroise Wizz Air a annulé tous ses vols au départ et à destination d’Israël jusqu’à mardi.
« La sécurité des passagers et des équipages reste la priorité absolue de la compagnie », a indiqué Wizz Air dans un communiqué. « Wizz Air continuera à suivre de près l’évolution de la situation, en coordination avec les autorités compétentes, et ajustera ses opérations en conséquence. »
Un vol d’Austrian Airlines entre Vienne et Tel Aviv, prévu aux premières heures de la matinée de lundi, a également été annulé. La compagnie n’a toutefois pas encore publié de communiqué concernant ses opérations pour les prochains jours.
D’autres compagnies, notamment les transporteurs israéliens El Al, Arkia et Israir, ont confirmé que leurs vols seraient assurés comme prévu.
La ministre des Transports, Miri Regev, a déclaré que l’espace aérien du pays reste ouvert et que les opérations à l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv se poursuivent normalement jusqu’à nouvel ordre.
Cette situation marque une rupture avec les deux précédentes séries de combats contre l’Iran, en juin 2025 et lors de la guerre de 40 jours engagée avec les États-Unis le 28 février, durant lesquelles le trafic aérien commercial à destination et en provenance du pays avait été interrompu, provoquant un véritable chaos, les personnes bloquées à l’intérieur du pays ou à l’étranger cherchant désespérément des solutions alternatives.
Elle a toutefois indiqué que des discussions professionnelles sont en cours à la suite de la demande du Commandement du Front intérieur visant à limiter le nombre de passagers simultanément présents à l’aéroport à 2 500.
Aucune décision n’a été prise à ce stade, précise le ministère.
Selon l’Autorité aéroportuaire d’Israël, ce sont près de 58 000 passagers qui transiteront lundi par l’aéroport Ben Gurion, à bord de 370 vols. Les données aéroportuaires indiquent également que les avions des compagnies étrangères, notamment Aegean, LOT, Iberia et Air France, continuent d’assurer leurs liaisons.
De nombreux voyageurs se sont néanmoins préparés à l’éventualité d’une perturbation du trafic aérien, en cas d’escalade des hostilités et d’annulations massives de vols, a déclaré Mark Feldman, PDG de Ziontours Jerusalem.
« Bon nombre de nos clients sont pris de panique à l’idée de ce qu’il adviendra du trafic aérien. Ils se demandent si l’espace aérien israélien restera ouvert dans les jours à venir et jusqu’au week-end », a-t-il expliqué au Times of Israel. « À ce stade, il est impossible de prédire si la situation va perdurer ou si elle va s’aggraver. Certains voyageurs n’osent pas prendre l’avion, craignant de se retrouver bloqués à l’étranger ou de devoir laisser leur famille derrière eux. »
près de 30 missiles en direction du nord d’Israël, en représailles aux frappes qui ont visé le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Dans la matinée de lundi, Israël a riposté en attaquant des cibles militaires iraniennes et une usine pétrochimique, bravant les pressions des États-Unis qui lui demandaient de faire marche arrière, et déclenchant une nouvelle salve de missiles balistiques sur le centre du pays.
Dans ce contexte, un avion de la compagnie Wizz Air en route vers l’aéroport Ben Gurion au départ de Varsovie a atterri lundi matin à Larnaca, à Chypre, après que l’équipage a refusé d’atterrir à Tel Aviv, a rapporté la chaîne d’information N12.
Selon la chaîne, les passagers qui se trouvaient à bord de l’avion se sont vu proposer des vols de retour vers Varsovie, ou ont été informés qu’ils pouvaient rentrer en Israël avec une autre compagnie aérienne.
Wizz Air et Austrian, une filiale du groupe allemand Lufthansa, venaient tout juste de reprendre leurs liaisons vers Tel Aviv fin mai et début juin, après une interruption de trois mois due à la fermeture de l’espace aérien israélien aux compagnies étrangères le 28 février, date à laquelle la guerre avec l’Iran a éclaté.
Lundi, la compagnie El Al a fait part de sa décision d’assouplir sa politique en matière de modification et d’annulation de billets « compte tenu de la situation sécuritaire actuelle et de l’incertitude persistante ».
La compagnie Arkia a pour sa part annoncé qu’elle renoncerait aux frais et pénalités applicables aux annulations effectuées jusqu’à 48 heures avant le départ.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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