ZAKA se prépare à venir en aide aux autorités du Venezuela suite aux séismes
Le bilan humain s'élève pour le moment à au moins 32 morts et à plus de 700 blessés , ces deux tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5 qui se sont produits mercredi ont causé des ravages
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Alors que des milliers de personnes sont portées disparues à la suite de puissants séismes au Venezuela, l’organisation israélienne d’intervention d’urgence ZAKA a déclaré jeudi que ses équipes aux États-Unis, au Mexique et en Israël se préparaient à être éventuellement dépêchées sur place pour aider les autorités locales à secourir les personnes ensevelies sous les décombres.
Dans un communiqué, ZAKA a indiqué qu’à l’heure actuelle, elle n’avait reçu aucune information faisant état de victimes au sein de la petite communauté juive du pays, mais qu’elle était en contact avec les responsables de cette communauté et d’autres autorités.
C’est un double séisme d’une puissance inégalée en plus d’un siècle qui a fait au moins 32 morts et provoqué l’effondrement de dizaines d’immeubles au Venezuela, où des reporters de l’AFP ont vu jeudi des scènes de destruction faisant craindre un bilan bien plus lourd.
La zone la plus durement touchée semble être la région de La Guaira, au nord de la capitale Caracas, où se trouvent notamment l’aéroport international de Maiquetia qui a été fermé car endommagé, et la ville côtière de Catia la Mar, où de plusieurs immeubles sont tombés.
Le Fonds National Juif (JNF/KKL) s’est engagé à verser une aide initiale de 300 000 shekels (100 000 dollars) pour venir en aide à la communauté juive locale.
La moitié de cette somme sera consacrée aux besoins d’urgence immédiats, tels que la nourriture, les matelas, les produits d’hygiène, le matériel médical et les vêtements. L’autre moitié est destinée à financer des thérapies, ainsi que des activités de répit et d’éducation.
Dans cette ville plongée dans le noir par les coupures d’électricité, une reporter de l’AFP a vu des habitants déblayer des immeubles réduits à des tas de gravats à la lueur de lampes-torches, en criant les noms de leurs proches pris au piège.
Lisbeth Vázquez, 37 ans, raconte la scène « chaotique » où sa famille et elle ont réussi à s’échapper in extremis par les fenêtres de leur appartement alors que leur immeuble était « en train de s’enfoncer complètement » dans le sol. « C’était terrifiant », dit-elle. « Des voisins des étages inférieurs sont ensevelis ; on essaie de les sortir. »
« Il ne nous reste plus rien. Pour l’instant, nous n’avons rien, pas même la force ni le courage d’entrer là-dedans », souffle Larry Rojas, un habitant de 49 ans, devant un tas de décombres où se trouvent des proches ensevelis.
Selon un premier bilan provisoire donné par la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, qui a déclaré l’état d’urgence, au moins 32 personnes ont été tuées et 700 blessées dans la double secousse de magnitude 7,2 et 7,5 qui s’est produite mercredi à 18H04 locales.
Utter devastation seen across the Northern Venezuelan coastal city of La Guaira, following tonight’s pair of major earthquakes, measuring 7.2 and 7.5 magnitude with an epicenter just to the west of Caracas. pic.twitter.com/BQv4YixUiB
— OSINTdefender (@sentdefender) June 25, 2026
Rodríguez a annoncé que les écoles resteraient fermées pendant plusieurs jours. Le ministère de l’Éducation a noté que certains établissements scolaires seraient utilisés comme centres d’accueil et points de collecte de dons.
« Nous invitons la population à rester calme », a dit Rodríguez, qui a demandé aux professionnels de santé de se rendre dans les hôpitaux pour venir en aide aux blessés. « Nous appelons à l’unité ».
D’après les données de l’institut américain United States Geological Survey (USGS), ce double séisme est le plus puissant depuis 1900 à frapper le Venezuela, pays de près de 30 millions d’habitants à la forte activité sismique.
S’appuyant sur des modèles prédictifs, l’instance a estimé que le nombre de victimes s’élèverait très probablement à plusieurs milliers, avec une forte probabilité qu’il dépasse les 10 000.
Signe de la gravité de la situation, les États-Unis ont annoncé l’envoi immédiat de secouristes et d’aide humanitaire au Venezuela. « Nous serons aux côtés de nos nouveaux et formidables amis », a assuré le président américain Donald Trump, tandis que Mme Rodriguez a salué la « solidarité » américaine après s’être entretenue au téléphone avec le secrétaire d’État Marco Rubio.
— Rapid Response 47 (@RapidResponse47) June 25, 2026
Cette initiative américaine, un acte diplomatique fort après des années de tensions, s’inscrit dans le cadre du rétablissement des relations entre les deux pays depuis que les forces américaines ont capturé le président déchu Nicolas Maduro, aujourd’hui incarcéré aux États-Unis.
La Chine, l’Inde et l’Union européenne ont également proposé leur aide, et plusieurs pays d’Amérique latine ont fait de même et exprimé leur solidarité, parfois au-delà de leurs divergences politiques.
De son côté, en réponse à la catastrophe, le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré qu’il prenait des « dispositions immédiates » en vue d’un éventuel déploiement d’une délégation d’aide. Le ministère a indiqué qu’il « procédait à une évaluation de la situation avec les autorités compétentes », ajoutant qu’il « examinait les pistes possibles pour apporter une aide ».
Aucun Israélien ne serait blessé ou porté disparu dans le pays à l’heure actuelle, ont confié des sources informées au Times of Israel.
L’organisation de secours IsraAid a également déclaré qu’elle « réagissait de toute urgence » à la catastrophe en cours.
Rodríguez a déclaré jeudi que le Qatar avait déjà envoyé des secouristes qui devaient arriver au Venezuela le lendemain, aux côtés de personnel de secours venu du Mexique et du Salvador.
Le président salvadorien Nayib Bukele, autrefois diamétralement opposé au gouvernement vénézuélien, a dit mercredi soir dans un message publié sur le réseau social X qu’il avait proposé son aide.
« Nous vous adressons toute notre solidarité et nos prières. Restez forts, Venezuela », a écrit Bukele.
Le président équatorien Daniel Noboa a expliqué qu’il a ordonné l’acheminement immédiat d’une aide humanitaire pour contribuer à faire face à cette situation d’urgence.
« L’Équateur réagira avec la rapidité et l’engagement que ce moment exige car, malgré nos énormes divergences, l’humanité doit toujours guider les actions d’un dirigeant », a écrit Noboa.
Le président bolivien Rodrigo Paz, qui a déclaré il y a moins d’une semaine l’état d’urgence dans son pays à la suite de plusieurs semaines de manifestations antigouvernementales, a déclaré que son pays était prêt à fournir toute l’aide nécessaire.
L’administration du président brésilien Luiz Inácio da Silva a exprimé sa solidarité et a indiqué qu’aucun Brésilien n’avait signalé avoir été blessé.
The moment a 7.1-magnitude earthquake struck Caracas, Venezuela, causing swimming pool water to flow down from a high-rise building. pic.twitter.com/86yLolDeTX
— Weather Monitor (@WeatherMonitors) June 24, 2026
« Ampleur considérable »
Dans le détail, la première secousse de magnitude 7,2 s’est produite mercredi à 18H04 locales (22H04 GMT) à une profondeur de 21,9 km, à environ 200 km à l’ouest de Caracas, suivie d’une seconde de magnitude 7,5 à 10 km de profondeur, enregistrée 39 secondes plus tard à 45 km de là puis d’une vingtaine de répliques, selon l’USGS.
Ce « double événement » est une « catastrophe qui devrait avoir une ampleur considérable » pour ce pays pétrolier d’Amérique latine à l’économie en crise, estime l’USGS. « Il est probable que le bilan soit lourd et que les dégâts soient importants », écrit l’institut.
À Caracas, où plusieurs immeubles se sont effondrés, des rues jonchées de débris de verre et des coupures d’électricité signalées, le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello a indiqué avoir ordonné la coupure de l’alimentation en gaz pour « éviter tout accident ».
Après les secousses, de nombreuses personnes paniquées se sont précipitées dans les rues de Caracas et y attendaient dans la soirée, n’osant regagner leurs domiciles ou bureaux par crainte de répliques, selon des journalistes de l’AFP.
« C’était incroyable, je ne sais même pas combien de temps ça a duré. J’étais au dernier étage et pas mal de choses sont tombées », dit à l’AFP Heidi Romero, une commerçante de 42 ans qui se trouvait dans un centre commercial très fréquenté du quartier d’Altamira, à Caracas.
« Tout le mur s’est fissuré, des choses sont tombées du plafond. C’était horrible », indique Odalis Escalona, 54 ans, qui travaille dans une banque.
Aéroport fermé
Carmen Guédez, 69 ans, se trouvait dans la chambre de sa sœur alitée quand le sol a commencé à trembler. « L’intensité n’a cessé d’augmenter », explique à l’AFP cette administratrice, qui vit dans un quartier de classe moyenne sur les hauteurs de la capitale.
« J’ai commencé à voir les fenêtres se mettre à bouger, puis tout s’est mis à secouer. Ma sœur, une voisine et moi, nous sommes restées serrées les unes contre les autres, nous ne pouvions pas sortir », témoigne-t-elle.
La fermeture de l’aéroport international de La Maiquetía, à La Guaira, à environ 40 km de Caracas, pourrait compliquer l’acheminement de l’aide humanitaire.
Des images publiées par le député Wilmer Azuaje et par des utilisateurs des réseaux sociaux montraient la chute de morceaux de maçonnerie du plafond d’un terminal, et des gens effrayés s’enfuir en courant.
La secousse a été ressentie jusqu’en Colombie voisine, dans la capitale Bogota, pourtant distante de 1 000 km à vol d’oiseau.
la Communauté du Times of Israël !







