Zamir : l’armée a besoin de « tous les soldats de combat, hommes et femmes »
Sous les huées et les acclamations Benjamin Netanyahu a de son côté vanté les succès militaires et insisté sur le fait que les soldats resteront dans le sud du Liban "aussi longtemps que nécessaire"
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Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général de corps d’armée Eyal Zamir, a affirmé, dans la journée de jeudi, que l’armée avait besoin de « tous les soldats de combat, hommes et femmes, et de tous les commandants, hommes et femmes », alors que certains rabbins ont menacé de ne plus envoyer leurs étudiants servir dans les unités de chars en raison d’un programme-pilote dont l’objectif est d’intégrer des femmes au sein du Corps des blindés.
Par ailleurs, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a été hué par une partie de l’assistance lors de la cérémonie de remise des diplômes des cadets de Tsahal, au moment où il ripostait aux critiques qui visaient son leadership en temps de guerre.
S’exprimant jeudi, Zamir a noté que « le défi auquel l’armée israélienne est confronté consiste à trouver un équilibre entre la prise en compte de la diversité de la population et la préservation d’un cadre commun et unifié qui lui permette de mener à bien sa mission, et ce de manière efficace ».
Il a ajouté : « Nous renforcerons la cohésion en nous appuyant sur ce qui nous unit plutôt que sur ce qui nous divise. Cela fait également partie de la capacité de Tsahal à remporter la victoire ».
Le chef d’état-major a rencontré des rabbins sionistes religieux dans la journée de mardi, dans le sillage d’une lettre signée par un certain nombre d’entre eux qui ont menacé de cesser d’envoyer leurs étudiants servir dans les unités de chars en raison d’un programme pilote dont l’objectif est de favoriser l’intégration des femmes au sein du Corps des blindés. Leur crainte est que les étudiants – qui respectent des règles religieuses strictes en matière de pudeur – ne côtoient trop les recrues féminines. Zamir a assuré à plusieurs reprises que les hommes et les femmes ne serviraient pas ensemble à l’intérieur des mêmes chars.
L’armée israélienne doit aussi faire face à une pénurie d’effectifs dans le contexte de la question brûlante du service militaire des Haredim, en raison de l’exemption générale qui est accordée depuis longtemps aux étudiants des yeshivas, une problématique qui est devenue ultra-sensible ces derniers mois.
Dans son discours prononcé mardi lors de la cérémonie, Netanyahu a salué les succès militaires remportés par Israël lors de ses guerres à Gaza, au Liban et contre l’Iran, suscitant des réactions mitigées parmi l’assistance.
Au cours d’un discours de 20 minutes, Netanyahu a répété sa détermination à maintenir la présence militaire israélienne dans le sud du Liban et à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, alors que Jérusalem craint que les négociations entre les États-Unis et l’Iran ne nuisent aux intérêts israéliens sur ces deux fronts.
Au bout d’environ cinq minutes de son intervention, un membre du public a crié en hébreu : « Rentre chez toi ! », ce qui a suscité quelques applaudissements épars. Quelques secondes plus tard, un autre participant s’est exclamé : « Allez Bibi ! », utilisant le surnom de Netanyagu, déclenchant des acclamations plus fortes en soutien au Premier ministre, qui a largement ignoré ces deux incidents.
« Nous contrôlons le sud du Liban… et nous resterons dans la zone de sécurité du sud du Liban aussi longtemps que nécessaire », a dit le Premier ministre. « Nous n’allons pas nous en retirer… Le ministre de la Défense et moi-même avons donné des instructions claires à l’armée israélienne : vous disposez d’une totale liberté d’action s’agissant de contrer toutes les menaces suceptibles de peser sur nos soldats ou sur les habitants du nord ».
Un responsable du Département d’État américain avait affirmé, dans la journée, qu’Israël s’était retiré d’une partie du territoire du sud-Liban qu’il avait occupé lors de sa guerre contre le Hezbollah, à la suite du dernier cycle de pourparlers israélo-libanais à Washington – des négociations qui visent à mettre un terme aux combats. De son côté, Téhéran continue d’insister pour que le Liban soit inclus dans son cessez-le-feu avec les États-Unis.
Les responsables israéliens et libanais ont rapidement démenti cette affirmation faite par les États-Unis.
« Avec ou sans accord, tant que je serai Premier ministre d’Israël, l’Iran ne disposera pas d’armes nucléaires », a ajouté Netanyahu.
Répondant aux critiques concernant sa gestion de la guerre, Netanyahou a fait valoir qu’Israël avait fondamentalement transformé le paysage stratégique du Moyen-Orient, affirmant que « seul un aveugle peut dire qu’il n’y a pas eu de réussites ». Il a énuméré les victoires militaires remportées contre le Hamas à Gaza, contre le Hezbollah au Liban et contre le régime iranien.
Netanyahu a déclaré qu’après le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, le pogrom qui avait déclenché les guerres menées par Israël sur ces trois fronts : « Ceux qui nous poursuivaient sont désormais eux-mêmes pourchassés ».
« Y a-t-il encore des choses à faire concernant l’Iran ? Oui », a-t-il dit, avant d’ajouter : « Il reste [également] encore beaucoup à faire contre le Hamas, contre le Hezbollah et contre la menace que représentent les drones [du Hezbollah] ».
S’exprimant lors de la même cérémonie jeudi dans la soirée, le ministre de la Défense, Israël Katz, a réaffirmé que les forces israéliennes resteraient à l’intérieur des zones de sécurité au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza, « sans aucune limite de temps ».
C’est « pour protéger nos habitants et nos communautés contre les éléments jihadistes », a-t-il ajouté.
« Nous ne ferons aucun compromis sur l’intérêt suprême d’Israël en matière de sécurité : protéger nos soldats et assurer la sécurité de nos citoyens, et nous ne nous retirerons pas des zones de sécurité », a indiqué Katz à l’école d’officiers du sud d’Israël, connue sous le nom de Bahad 1.
Il a également averti Téhéran que si « l’Iran devait attaquer Israël en raison de nos actions au Liban, ou pour toute autre raison, nous riposterions de toutes nos forces ».
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