16 soldats Givati condamnés pour avoir refusé de monter dans un blindé avec une ambulancière
2 soldats à l’origine de cette désobéissance, qui a entraîné l’annulation d’une mission à Gaza, devront comparaître devant un comité avant d’être autorisés à reprendre leurs fonctions de combat
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Dimanche, le commandant du bataillon Rotem de la brigade Givati a condamné seize de ses soldats à une peine de prison pour avoir refusé la semaine dernière de monter à bord d’un véhicule blindé de transport de troupes dans la bande de Gaza dans le cadre d’une opération, au motif qu’une ambulancière faisait partie de l’effectif.
En raison de ce refus, la mission a été annulée.
L’armée israélienne a indiqué que cinq soldats à l’origine de cette désobéissance ont été condamnés par le commandant du bataillon à 10 jours de prison militaire. Deux d’entre eux devront également comparaître devant un comité avant d’être autorisés à reprendre leurs fonctions de combat.
Par ailleurs, onze autres soldats impliqués dans ce refus ont été condamnés à cinq jours de prison, a ajouté Tsahal.
Le bataillon Rotem n’est pas une unité ultra-orthodoxe ; par conséquent, les soldats qui y servent peuvent, conformément aux protocoles militaires, être amenés à servir aux côtés de femmes.
Cet incident est le dernier d’une série de cas où des soldats orthodoxes ont refusé d’interagir avec des femmes militaires au sein de l’armée, en raison de leurs convictions religieuses. Ces affaires s’inscrivent dans le débat plus large qui agite depuis très longtemps la société israélienne : les hommes haredim doivent-ils effectuer leur service militaire, et dans quelle mesure l’armée doit-elle s’adapter à leurs pratiques et à leurs restrictions religieuses ?
la Communauté du Times of Israël !







