2 missiles houthis visant Israël désintégrés au-dessus de l’Arabie saoudite ; un drone intercepté
Tsahal n'a pas tenté d'intercepter les missiles ; les terroristes yéménites ont déposé une plainte auprès de l'ONU pour les éliminations de leur Premier ministre et d'autres élus
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L’armée israélienne a indiqué que les terroristes houthis du Yémen avaient tiré deux missiles en direction d’Israël tôt mardi matin, mais que ceux-ci s’étaient désintégrés au-dessus de l’Arabie saoudite.
Aucun missile intercepteur n’a été tiré et aucune sirène d’alerte n’a retenti en Israël.
Dans la journée, Tsahal a déclaré que l’armée de l’air israélienne avait intercepté un drone lancé depuis le Yémen avant qu’il n’atteigne le territoire israélien. Aucune sirène n’a été déclenchée, conformément aux règles en vigueur.
Le groupe terroriste, soutenu par la République islamique d’Iran, qui tire des missiles et des drones sur les villes israéliennes depuis près de deux ans, a intensifié ses attaques depuis la semaine dernière, à la suite des frappes aériennes israéliennes qui ont tué le Premier ministre houthi et plusieurs membres de son cabinet.
Lundi, le ministère houthi des Affaires étrangères a déposé une plainte auprès des Nations unies concernant ces frappes aériennes, exhortant l’ONU à faire pression sur Israël « pour qu’il respecte le droit international », a rapporté la chaîne de télévision yéménite Al-Masira, propriété du groupe terroriste.
Cette demande aurait été adressée au secrétaire général des Nations unies, ainsi qu’au Conseil de sécurité, aux États membres de l’ONU, au Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), au représentant de l’ONU au Yémen et à l’Union européenne (UE).
« Le silence de la communauté internationale l’a encouragé [Israël] à cette dangereuse escalade qui menace la sécurité et la stabilité », ont écrit les Houthis.
Les Houthis ont par ailleurs affirmé que leur soutien à Gaza « était conforme au droit international » et ont assuré qu’ils maintiendraient leur position jusqu’à la fin de la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas.
Toutefois, ni l’ONU ni l’UE ne reconnaissent les Houthis comme le gouvernement légitime du Yémen. L’ONU les désigne comme une organisation terroriste. La République du Yémen, reconnue par les pays occidentaux et qui lutte contre les terroristes, est le représentant officiel du pays à l’ONU.
Le site web yéménite Defense Line, qui n’est pas aligné avec les Houthis, a écrit sur Facebook que les terroristes avaient imposé un embargo strict sur le sort de plusieurs ministres blessés lors de l’attaque israélienne, ainsi que sur l’état de santé d’autres responsables militaires et de sécurité.
Lundi, Israël a réussi à intercepter un drone lancé par les Houthis avant qu’il n’atteigne le territoire israélien, a déclaré Tsahal dans un communiqué. Aucune sirène n’a retenti en Israël, a précisé l’armée.
Bon nombre de drones houthis tombent ou se désintègrent avant d’atteindre Israël.
Le jour même, les Houthis ont affirmé avoir tiré un missile sur un pétrolier israélien dans la mer Rouge, mais selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO, le projectile a manqué sa cible.
Cela s’est produit alors que les Houthis organisaient les funérailles de leur Premier ministre, Ahmed Ghaleb Nasser al-Rahawi, et d’autres ministres éliminés par les frappes israéliennes.
Les Houthis, dont le slogan est « la mort de l’Amérique, la mort d’Israël [et] la malédiction sur les Juifs », attaquent Israël et le trafic maritime depuis novembre 2023, soit un mois après le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre.
Ils ont cessé le feu lorsque le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas a été conclu en janvier 2025. À ce moment-là, ils avaient lancé plus de 40 missiles balistiques ainsi que des dizaines de drones d’attaque et de missiles de croisière sur Israël, dont un qui avait tué un civil et blessé plusieurs personnes à Tel Aviv en juillet 2024, provoquant alors la première frappe israélienne sur le Yémen.
Depuis le 18 mars, date à laquelle l’armée israélienne a repris son offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza, les Houthis au Yémen ont lancé 74 missiles balistiques et au moins 24 drones contre Israël. Plusieurs missiles ont raté leur cible.
En réponse à ces attaques, Israël et une coalition menée par les États-Unis ont frappé des zones contrôlées par les terroristes yéménites, notamment à Sanaa et dans la ville côtière stratégique de Hodeidah. Depuis le mois de mai, l’aéroport de Sanaa est hors service en raison des frappes israéliennes.
En mai, l’administration du président américain Donald Trump a annoncé un accord avec les Houthis visant à mettre fin aux frappes aériennes en échange de la fin des attaques contre les navires. Le groupe terroriste a toutefois déclaré que l’accord ne prévoyait pas la fin des attaques contre les cibles qu’il considérait comme alliées à Israël.
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