36 groupes, dont une ONG israélienne, appellent à une réforme mondiale du transport d’animaux vivants
Ces groupes exhortent l'Organisation maritime internationale à améliorer les conditions de transport des animaux destinés à l'abattage, invoquant les menaces pour le bien-être animal, la vie humaine et l'environnement marin
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Trente six organisations internationales de protection des animaux, dont une ONG israélienne, ont appelé l’Organisation maritime internationale (OMI) à réformer le transport maritime d’animaux vivants destinés à l’engraissement et à l’abattage une fois arrivés à destination.
Cet appel, soumis la semaine dernière mais rendu public mardi, invoque les menaces persistantes pour la vie humaine, le bien-être animal et l’environnement marin.
L’OMI, responsable de la réglementation mondiale du transport maritime, compte Israël parmi les signataires de conventions clés, notamment la Convention MARPOL pour la prévention de la pollution marine, à laquelle Israël est partie depuis 1952.
Parallèlement à l’appel international, Israel Against Live Shipments, dirigé par l’organisation Freedom 4 Animals, a écrit à l’Autorité israélienne des transports maritimes et des ports pour exhorter le gouvernement à respecter ses obligations internationales.
Depuis le début de l’année, 148 cargaisons d’animaux vivants sont arrivées en Israël, transportant 600 000 animaux, selon le ministère de l’Agriculture.
Freedom 4 Animals a déclaré que beaucoup d’entre eux sont arrivés à bord de navires vieillissants, comme le Tuleen, déjà âgé de 50 ans. Selon l’organisation, ce navire a été converti à partir d’un cargo et n’a jamais été conçu pour transporter du bétail en toute sécurité.
Le Tuleen fait partie des plus de dix vieux navires encore utilisés pour l’importation d’animaux en Israël, dont certains auraient déjà dû être mis au rebut en raison de leur fatigue structurelle, a ajouté l’organisation.
Selon la coalition d’organisations, les animaux malades ou morts sont régulièrement jetés à la mer, souvent sans étiquette d’identification ou après avoir eu leurs marques auriculaires retirées, en violation des conventions internationales.
Au cours des trois dernières années, des dizaines de carcasses d’animaux non identifiables se sont échouées sur les côtes israéliennes.
Depuis 2000, au moins sept navires transportant des animaux vivants ont été perdus en mer, selon la lettre adressée à l’OMI, ce qui a entraîné la mort de dizaines de membres d’équipage et de dizaines de milliers d’animaux. Parmi les incidents majeurs cités figurent le Gulf Livestock 1, le Queen Hind, le Danny F II, le Haidar et le Al Badri. Cet appel fait suite à la dernière catastrophe en date impliquant le MV Spiridon II.
En septembre, le Spiridon II, vieux de 52 ans, a quitté l’Uruguay à destination de la Turquie, avec 2 901 veaux à son bord. Lorsqu’il est arrivé plus d’un mois plus tard, le ministère turc de l’Agriculture a refusé de l’autoriser à décharger, affirmant que 500 marques auriculaires ne correspondaient pas aux documents. Mercredi, le navire se trouvait à Beyrouth, au Liban, avec toujours sa cargaison vivante à bord. À ce jour, 48 veaux seraient morts, et les réserves d’eau et de nourriture s’épuisent.
Les associations de protection des animaux dénoncent depuis longtemps les conditions de transport des animaux vivants, qui souffrent de stress thermique extrême, de surpopulation, de maladies et d’un confinement prolongé, parfois pendant des semaines, dans des conditions insalubres. Parallèlement, les équipages sont confrontés à des environnements de travail dangereux, à l’exposition à des maladies et à de graves risques structurels, notamment l’effondrement des ponts réservés aux animaux.
La Nouvelle-Zélande et l’Inde ont interdit les transports d’animaux vivants. Le Royaume-Uni a légiféré en ce sens et l’Australie est en train de les supprimer progressivement.
Dans une déclaration, l’organisation Israel Against Live Shipments a déclaré : « Notre objectif est de mettre fin à la folie des transports d’animaux vivants le plus rapidement possible et sans délai. En attendant que la Knesset israélienne adopte une loi interdisant les exportations d’animaux vivants, nous nous efforçons d’améliorer les conditions à bord des navires afin d’atténuer la souffrance des animaux et d’éviter toute douleur inutile. »
Fin 2018, la Knesset a donné son feu vert à un projet de loi en première lecture visant à mettre fin au transport de centaines de milliers d’agneaux et de veaux vivants d’Australie et d’Europe vers Israël chaque année à des fins d’engraissement et d’abattage. Cependant, une série d’élections a suivi et le projet de loi n’a jamais abouti.
la Communauté du Times of Israël !







