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37 ONG interdites à Gaza et en Cisjordanie pour non conformité aux nouvelles directives

Une nouvelle résolution du gouvernement oblige les ONG à soumettre impérativement une série de documents sur leur organisation et leurs activités pour obtenir une licence

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Illustration : Des enfants gazaouis jouent à côté des décombres de bâtiments détruits dans le camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, le 24 décembre 2025. (Crédit : Bashar Taleb/AFP)
Illustration : Des enfants gazaouis jouent à côté des décombres de bâtiments détruits dans le camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, le 24 décembre 2025. (Crédit : Bashar Taleb/AFP)

Les licences de 37 ONG internationales opérant à Gaza et en Cisjordanie expireront le 1er janvier. Ces ONG ne se sont en effet pas conformées aux nouvelles obligations d’enregistrement auprès du gouvernement, ainsi que l’exige une résolution gouvernementale du 1er mars de cette année, a annoncé le ministère des Affaires de la diaspora.

Aux termes de cette résolution, ces ONG devaient impérativement soumettre une série de documents sur leur organisation et leurs activités, notamment une liste de tous les employés étrangers et palestiniens participant à leurs activités, avec leurs numéros de passeport et d’identification personnelle.

Cette résolution autorise l’équipe interministérielle chargée d’examiner les demandes de refuser l’enregistrement des ONG pour différentes raisons, notamment si l’organisation nie le droit d’Israël à exister en tant qu’État juif et démocratique, « promeut des campagnes de délégitimation » visant Israël, ou si elle-même ou l’un de ses responsables a appelé au boycott d’Israël, entre autres nombreuses conditions.

Le ministère des Affaires de la diaspora, chargé par cette résolution gouvernementale de diriger le processus d’enregistrement, a insisté sur la nécessité de ces nouvelles réglementations, invoquant les conclusions des services de sécurité selon lesquelles certains employés d’ONG auraient été impliqués dans des activités terroristes, citant notamment deux employés de l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF). À l’époque, MSF avait assuré qu’elle n’emploierait jamais sciemment de personnes engagées dans des activités militaires.

Selon le ministère, les organisations en question, parmi lesquelles MSF, ont eu dix mois pour soumettre leur demande d’enregistrement conformément aux nouvelles exigences. De plus, la date limite initiale fixée pour septembre a été reportée à la fin décembre, afin de leur laisser le temps de prendre les mesures nécessaires pour se conformer aux exigences du processus d’enregistrement.

L’agence du COGAT du ministère de la Défense, qui coordonne l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, a quant à elle souligné que la fourniture d’aide au territoire ne sera pas affectée par la révocation des licences de ces ONG. Les 37 organisations concernées n’ont en effet pas fourni d’aide à Gaza depuis le début du cessez-le-feu actuel, le 10 octobre. De plus, selon le COGAT, leur contribution combinée avant le cessez-le-feu « ne représentait qu’environ 1 % du volume total de l’aide ».

Le COGAT a déclaré que le processus d’enregistrement est conçu « pour empêcher toute exploitation de l’aide par le Hamas » qui, selon lui, a agi sous le couvert d’organisations humanitaires internationales pour « détourner l’aide, utiliser des employés locaux à des fins terroristes, et transférer des fonds provenant de sources liées au terrorisme ».

Pour leur part, les organisations internationales ont affirmé que les règles israéliennes étaient arbitraires et de nature à mettre leur personnel en danger.

Si, techniquement, les organisations pourraient poursuivre leurs activités à Gaza sans licence israélienne, elles devraient toutefois, dans ce cas, entrer et sortir par l’Égypte – ce qui n’est actuellement pas possible. La nécessité opérationnelle de coordonner les activités à Gaza avec les autorités israéliennes rendrait également ces activités pratiquement impossibles.

« Le message est clair : l’aide humanitaire est la bienvenue, mais l’exploitation des cadres humanitaires à des fins terroristes est inacceptable. Israël continuera à protéger sa souveraineté, ses citoyens et l’intégrité de l’action humanitaire », a fait savoir le ministre des Affaires de la diaspora, Amichai Chikli.

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