À Jérusalem, un Vendredi saint assombri sur fond de guerre avec l’Iran
Cette année, seuls quelques membres du clergé local et des résidents ont été aperçus sur la Via Dolorosa, de nombreuses églises et lieux saints étant fermés en raison des restrictions de sécurité
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La Via Dolorosa, habituellement bondée de pèlerins et d’ecclésiastiques le Vendredi saint, était étrangement calme. La guerre contre le régime iranien a en effet pratiquement paralysé Jérusalem, laissant les rues de la Vieille Ville de Jérusalem, d’ordinaire animées, presque désertes.
Les chrétiens de Jérusalem célèbrent traditionnellement cette journée en parcourant l’étroit chemin pavé qui aurait été emprunté par Jésus avant sa crucifixion, attirant des milliers de fidèles du monde entier.
Mais cette année, seuls quelques membres du clergé local et des résidents ont été aperçus sur le chemin, de nombreuses églises et lieux saints étant fermés en raison des restrictions de sécurité imposées dans le cadre du conflit en cours.
Depuis le début de la guerre américano-israélienne en Iran, le 28 février, les autorités israéliennes ont interdit l’accès à la Vieille Ville à tout le monde sauf aux résidents ou aux commerçants, pour des raisons de sécurité.
Ces restrictions s’étendent à tous les lieux saints, y compris le mur Occidental, la mosquée Al-Aqsa et l’église du Saint-Sépulcre, qui sont fermés depuis le 6 mars.
Les rassemblements à l’échelle nationale restent limités à 100 personnes à l’intérieur et à 50 personnes à l’extérieur, à condition qu’un abri puisse être atteint à temps.
Au début du mois, un missile iranien intercepté a projeté des éclats d’obus sur le toit du patriarcat grec orthodoxe, à quelques pas de l’église du Saint-Sépulcre, l’un des sites les plus importants du christianisme. Des débris de missile ont également touché une route menant au mur Occidental.
Ces restrictions ont provoqué un tollé international lorsque, invoquant le danger de tirs de missiles iraniens, la police israélienne a empêché le patriarche latin Pierbattista Pizzaballa de célébrer la messe du Dimanche des Rameaux dans l’église du Saint-Sépulcre.
La situation a été résolue : les responsables catholiques ont pu célébrer les prières du Jeudi saint à l’église du Saint-Sépulcre, mais sans public.
la Communauté du Times of Israël !







