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À la veille de Yom HaZikaron, des familles endeuillées organisent de petites manifestations

Une plainte a été déposée contre le porteur du flambeau de Yom HaAtsmaout en raison de sa maison en Cisjordanie "construite illégalement"

Des familles endeuillées et des membres du Conseil d'octobre manifestant près du domicile du ministre de l'Éducation, Yoav Kisch, à Hod HaSharon, le 19 avril 2026 (Crédit : Ilan Faigenbaum/Groupes de manifestation pro-démocratie)
Des familles endeuillées et des membres du Conseil d'octobre manifestant près du domicile du ministre de l'Éducation, Yoav Kisch, à Hod HaSharon, le 19 avril 2026 (Crédit : Ilan Faigenbaum/Groupes de manifestation pro-démocratie)

Des proches des victimes ont organisé dimanche matin de petites manifestations devant les domiciles du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de plusieurs autres ministres, réclamant la mise en place d’une commission d’enquête nationale sur les défaillances ayant conduit au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.

Ces manifestations, organisées par le Conseil d’octobre, un groupe de proches des victimes du 7-Octobre, se sont tenues à la veille de Yom HaZikaron, la Journée officielle du Souvenir en Israël, dédiée aux soldats tombés au combat et aux victimes du terrorisme, qui débutera lundi soir.

« Cette semaine, tout un pays s’arrête pour se souvenir des soldats tombés au combat et des victimes, et se mobilise en soutien aux familles qui ont perdu leurs êtres chers. Nous n’oublierons pas et ne pardonnerons pas à ceux qui sont responsables du plus grand massacre et de la plus grande catastrophe depuis la fondation d’Israël, mais qui tentent d’échapper à leurs responsabilités et de dissimuler la vérité », ont déclaré les organisateurs dans un communiqué.

« Alors que nous sommes tous appelés à nous souvenir, ils font tout leur possible pour nous faire oublier. La seule façon de panser véritablement les blessures et de renaître en tant que peuple est de mettre en place une commission d’enquête nationale qui garantirait que cette catastrophe ne se reproduise pas et que les responsables soient traduits en justice », ont-ils ajouté.

Le rabbin Avraham Zarbiv, le 29 juin 2025. (Crédit : Liron Moldovan/Flash90)

Par ailleurs, l’organisation Kerem Navot, qui surveille les politiques foncières d’Israël en Cisjordanie, a déposé une plainte pour manquement à l’éthique contre le rabbin Avraham Zarbiv, juge au tribunal rabbinique sélectionné pour allumer le flambeau lors de la cérémonie de Yom HaAtsmaout – la fête de l’indépendance – cette année.

L’organisation allègue que sa maison, située dans l’implantation de Beit El, en Cisjordanie, a été construite illégalement, a-t-on appris samedi.

Selon Kerem Navot, un arrêté de démolition est en vigueur depuis 2000 contre la maison de Zarbiv, car elle est construite sur un terrain palestinien privé, mais il n’a jamais été appliqué.

L’organisation affirme avoir découvert l’existence de cet arrêté grâce à des déclarations publiques de Zarbiv concernant sa maison, ainsi qu’à des informations obtenues auprès de l’Administration civile du ministère de la Défense dans le cadre d’une demande d’accès à l’information.

Zarbiv est devenu une figure controversée en raison de ses déclarations célébrant les démolitions menées par son unité de réserve de l’armée israélienne, chargée des travaux de terrassement dans la bande de Gaza, lors de la guerre qui y a été menée.

Il a également appelé à « raser Gaza », à y établir des implantations, à chasser les Palestiniens du nord de la bande de Gaza et à « détruire » quiconque resterait sur place.

« Avraham Zarbiv a choisi une carrière publique. En tant que juge rabbinique, il décide du sort des gens et influence profondément la vie des personnes qui se présentent devant lui au tribunal. Il est normal qu’il veille, comme toute personne occupant une fonction judiciaire, à ne pas enfreindre gravement les lois de l’État, les lois de la Torah, sans parler des principes moraux élémentaires », a déclaré Kerem Navot, après avoir déposé une plainte pour manquement à l’éthique auprès du médiateur de l’État chargé des juges, qui a autorité sur les juges rabbiniques et les juges civils.

En février, le médiateur de l’État pour les juges, Asher Kula, avait donné suite à une autre plainte pour manquement à l’éthique visant Zarbiv, estimant qu’il avait enfreint les règles déontologiques des juges rabbiniques en exprimant publiquement son opinion sur des questions controversées.

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