À Lille, un jeune de 22 ans écope d’un an de prison pour propos antisémites et apologie de la haine
Jugé à Lille, un jeune homme de 22 ans a été condamné à un an de prison, dont six mois avec sursis, après avoir tenu des propos appelant à l’extermination des juifs, des Roms et des personnes handicapées lors d’un entretien
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Sofiane Mabille, âgé de 22 ans, a été condamné à la mi-décembre à un an de prison, dont la moitié avec sursis probatoire, pour apologie du crime et provocation à la haine raciale, par le tribunal de Lille. Le jeune homme est maintenu en détention.
Les faits remontent au 8 décembre 2025, lors d’un entretien avec une conseillère. Celle-ci lui a posé la question : « Pourriez-vous décrire le monde idéal selon vous ? » La réponse a choqué : « Les juifs et les handicapés devraient être exterminés. Les migrants, y’en a marre. Qu’on les tabasse comme en Russie. Qu’on les pique et qu’on les mette dans l’avion. Les juifs sont comme des cafards et des rats. Hitler n’avait pas tort sur l’extermination des juifs et des Roms, comme Saddam et Kadhafi », rapporte La Voix du Nord. La conseillère a alors immédiatement signalé ces propos au parquet.
À la barre, Sofiane Mabille a tenté de se justifier : « Si j’ai un problème dans ma tête, je suis prêt à payer un psychiatre. Je sais que c’est inadmissible de tenir de tels propos. Je ne sais pas ce qui s’est passé dans ma tête, comment j’ai pu dire ça ? Je ne sais pas. Je croyais que ça restait entre moi et la conseillère », explique-t-il à La Voix du Nord.
Mais la présidente du tribunal l’a repris : « Vous dites que ça vous est sorti de la tête sans raison. Mais alors, pourquoi le lendemain, en garde à vue, devant le policier, vous avez de nouveau tenu ces propos : ‘Les juifs, c’est des voleurs. Les Roms, c’est pas des êtres humains, les handicapés, faut les exterminer parce que ça coûte cher’ ? »
Le profil du prévenu a également alerté le tribunal. Sofiane Mabille a reconnu une fascination pour les tueries de masse, le nazisme et les scènes de violence extrême. « Je me suis isolé. Je me réfugie dans Internet. Je déraille dans ma tête », a-t-il confié. Agité, il a répété : « Je préfère mourir plutôt que de rester en prison. À la limite, tuez-moi ! J’ai envie de mourir ».
Le tribunal a souligné la gravité des propos, rappelant qu’ils constituent une incitation à la haine et à la violence envers des groupes protégés par la loi, justifiant la peine prononcée.
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