À Lyon, la citoyenneté d’honneur octroyée à un médecin palestinien fait polémique
Directeur du dernier hôpital en activité dans le nord de Gaza, Hussam Abu Safiya a été arrêté il y a un an par l’armée israélienne, accusé de soupçons d’activités terroristes
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une controverse liée au conflit israélo-palestinien. Cette fois-ci, c’est la remise, le 13 décembre, de la Citoyenneté d’honneur 2025 à six personnalités « engagées dans la défense des libertés fondamentales » qui suscite des réactions vives, en particulier la distinction attribuée au médecin palestinien Hussam Abu Safiya.
Directeur du dernier hôpital en activité dans le nord de Gaza, Hussam Abu Safiya a été arrêté en décembre 2024 par l’armée israélienne, accusé de soupçons d’activités liées au groupe terroriste palestinien du Hamas.
La mairie de Lyon s’appuie sur un rapport des Nations unies pour souligner que le personnel médical emprisonné à Gaza fait l’objet de « détention arbitraire, de torture et de mauvais traitements ».
L’homme est ainsi présenté comme « l’une des figures emblématiques du système de santé de la bande de Gaza, incarnant le courage des soignants face à l’innommable ».
Mais le choix de la ville de Lyon ne fait pas l’unanimité. Caroline Yadan, députée des Français établis hors de France, indique sur Twitter qu’Abu Safiya serait en réalité « un colonel du Hamas ».
Le Crif Auvergne-Rhône-Alpes cité par Le Progrès, quant à lui, considère la cérémonie comme un « panthéon idéologique plutôt qu’un hommage consensuel aux droits humains ». Chantal Devillez, directrice régionale, dénonce une « faute morale majeure » et accuse le maire de « glorifier un admirateur de barbares massacreurs de civils ».
Interrogée par Le Progrès, la mairie justifie sa décision par la dimension humanitaire de l’hommage. Selon elle, les nominations sont proposées par des associations, autorités ou organisations humanitaires reconnues. La candidature de Hussam Abu Safiya a été proposée par la Cimade, organisation engagée pour la protection des droits des personnes vulnérables et le respect du droit international humanitaire. La Ville de Lyon affirme ainsi vouloir souligner l’importance de protéger le personnel médical et de respecter le droit international en période de guerre.
Cette polémique rappelle d’autres controverses du mandat de Grégory Doucet.
Ce mois-ci, la mairie de Lyon avait pris un arrêté interdisant la tenue, dans le cadre du festival antifasciste Lyon Antifa Fest, à Villeurbanne, d’une conférence intitulée « La Palestine: notre boussole anti-fasciste », à laquelle devait participer notamment le terroriste palestinien Salah Hamouri, expulsé par Israël en 2022. La mairie évoquait notamment « un contexte d’augmentation significative d’actes antisémites sur le territoire » et des risques de troubles à l’ordre public.
la Communauté du Times of Israël !







