À peine réinvesti, le kibboutz Nirim visé par un mortier tiré de Gaza ; aucun blessé
Le gouvernement a autorisé le retour des habitants dans cette communauté frontalière, l'une des plus touchées le 7 octobre ; selon Tsahal, l'absence d'interception est due à une erreur humaine
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Un obus de mortier tiré depuis le sud de la bande de Gaza est tombé dimanche soir dans le kibboutz Nirim, près de la frontière entre Israël et Gaza, sans faire de blessés, mais causant des dégâts mineurs, selon les informations disponibles.
Selon l’armée de l’air israélienne, l’enquête préliminaire a révélé que le projectile n’avait pas été intercepté en raison d’une erreur humaine. Tsahal a affirmé procéder à des ajustements et a indiqué que des mesures correctives avaient déjà été mises en œuvre.
Le lancement d’un seul projectile, dimanche soir vers 21 heures, a déclenché les sirènes d’alerte dans cette communauté frontalière, une semaine seulement après l’autorisation de retour des habitants, évacués depuis plus de vingt mois à la suite du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
Nirim était l’une des sept communautés évacuées parmi les treize les plus touchées par les massacres perpétrés par le Hamas, et dont le gouvernement avait approuvé le retour des habitants la semaine dernière.
Ynet a rapporté que l’onde de choc a été ressentie dans le nouveau quartier des jeunes du kibboutz, en cours de construction après la destruction de l’ancien le 7 octobre.
Selon le média, l’obus a causé des dégâts mineurs à plusieurs bâtiments en cours de rénovation et de reconstruction, mais qui sont actuellement inhabités.
הנפילה האחרונה בשכונה בקיבוץ נירים:
נזק קל נגרם למבנים, אין נפגעים בגוף.
מדובר בשכונה שבה החלו לבנות מחדש בתים שנהרסו בשבעה באוקטובר pic.twitter.com/h0H0ZHawFs— almog boker (@bokeralmog) July 6, 2025
Michal Uziyahu, présidente du Conseil régional d’Eshkol, a déclaré dans un communiqué : « Nous n’accepterons pas que les tirs se poursuivent sur notre territoire, et nous attendons une enquête sur cette défaillance qui a empêché toute interception. »
« Le Conseil régional d’Eshkol demande vivement une ferme volonté de changer la réalité sécuritaire. Nous restons convaincus que nous devons tout mettre en œuvre pour parvenir à un accord qui mettra fin aux combats et permettra à nos proches de rentrer à la maison », a-t-elle ajouté faisant référence à un éventuel accord de trêve avec le Hamas.
La veille, samedi, deux roquettes avaient été tirées depuis Gaza, déclenchant les sirènes d’alerte dans la communauté frontalière de Kissufim. Les deux roquettes ont été interceptées et aucun blessé ni dégât n’a été signalé.
Les attaques à la roquette, qui étaient fréquentes au début de la guerre, notamment les tirs incessants pendant l’assaut du groupe terroriste palestinien du Hamas, ont largement cessé ces derniers mois.
Lors de l’attaque barbare du 7 octobre contre le kibboutz de Nirim, cinq civils ont été assassinés et cinq autres enlevés et emmenés de force à Gaza. Fin novembre 2023, trois d’entre eux ont été relâchés, tandis que les deux autres ont été assassinés au cours de leur captivité ; leurs corps ont ensuite été retrouvés et rapatriés par l’armée israélienne.
Dix soldats et officiers de Tsahal ont été tués lors de l’incursion dans la région de Nirim, notamment dans un poste militaire voisin. Six des soldats tués ont été enlevés et emmenés de force à Gaza, ainsi que deux autres soldats qui avaient été capturés vivants par les terroristes.
Emanuel Fabian a contribué à cet article.
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